vendredi 11 janvier 2008

Le gros con du jour, the asshole of the day: Oliver Stone


Tirofijo Marulanda, vu par Botero

Une interview sur le Guardian (et d'autres stupidités débitées ailleurs) d'Oliver Stone. Qui, heureusement, nous a épargné de sa présence encombrante et de ses grosses caméras, aujourd'hui, pour la tant attendue libération de Clara Rojas et Consuelo Perdomo.

Notre gros con du jour a en tout cas perdu une bonne occasion de la fermer.

Les gringos ont un mot à la con pour cet extrait: self explanatory...

I do think that by the standards of Western civilisation they go too far; they kidnap innocent people. On the other hand, they're fighting a desperate battle against highly financed, American-supported forces who have been terrorising the countryside for years and kill most of the people. Farc is fighting back as best it can and grabbing hostages is the fashion in which they can finance themselves and try to achieve their goals, which are difficult. They're a peasant army; I see them as a Zapata-like army. I think they are heroic to fight for what they believe in and die for it, as was Castro in the hills of Cuba.'


Zapata like, t'en foutrai moi.

Zapata like...

jeudi 10 janvier 2008

Régis Debray, Che Guevara: un épisode oublié


Photo des Archives Nationales de Bolivie



El Paso del Ebro, chant espagnol républicain, repris notamment par les Brigadistes Internationaux au combat


Le 23 décembre 1970, la Bolivie libère Régis Debray.
Avant d’avoir purgé sa 4ème année d’emprisonnement en Bolivie, il est libéré. Normalien, militant d’extrême gauche, ami de Fidel Castro, compagnon de Che Guevara dans la lutte contre l’impérialisme en Amérique latine et auteur de « Révolution dans la révolution », Régis Debray est capturé en Bolivie le 25 avril 1967.
Il a pris des risques. Il a perdu.

Très probablement influencées par les Etats-Unis, qui souhaitent en faire un exemple dissuasif, le 17 novembre 1967, les autorités boliviennes le condamnent à trente ans de prison. De nombreuses personnalités plaident en faveur de sa libération : le Général de Gaulle, le pape, des écrivains comme Sartre ou Malraux. A l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand, Régis Debray occupera des fonctions à l’Elysée.

Il y a quelques années, près de la Sorbonne, dans une de ces ruelles pavés qui font le charme de la capitale, je l’ai croisé, le Régis (qui est tout sauf un con). Je cavalcadais sur mon fier destrier, un VTT Raleigh jaune, bougeant ma tête au son de « Ma Cité va Craquer ».
Lui allait, bonhomme, sur une belle bicyclette vintage, chromée, avec son cabas en allu.
C’était bien avant la vague de fonds VELIB et les valeureux cyclistes d’alors se regardaient souvent d’un air entendu.

Je le dévisageais, en souriant gentiment, tout en le saluant. Il n’imaginait pas un instant tout ce que je pouvais savoir sur lui, moi, jeune écervelé, petit con insignifiant à capuche sur mon VTT criard. L'inventeur de la "médiologie" imaginait certainement que je l’avais vu « quelque part à la télé » ou que je le confondais avec un vieux prof de fac. Il me rendit le petit signe de tête. Gentiment. Voilà tout.

Par un de ces hasards de la vie, je venais justement de retrouver en Bolivie certaines traces de ses pas historiques, flanqué d’historiens locaux qui connaissaient bien les dessous de cette affaire internationale. A Cochabamba, je rencontrai même un témoin privilégié de cette époque mythique.

Ou l’on comprend que la seule présence de Debray en ces lieux, en 1967, sa seule couverture très « visible » de « Lecteur/enseignant de l’alliance française de Cochabamba », suivie plus tard de ses très probables aveux en prison (ne jugeons pas le gaillard, il ne souhaita jamais plus reparler de l’affaire), ont (entre autres facteurs plus secondaires) permis l’arrestation du Che et son exécution par les « rangers » boliviens, entrainés et guidés par la CIA.

Un épisode bien souvent oublié.

C’est ballot tout de même. Si seulement j’avais un vrai blog digne de ce nom, et de vrais couilles, on pourrait en raconter des choses sur des tas de gens…

Autre époque, autres moeurs. Autres héros engagés.
Il en fallait, du courage, tout de même.

En 2007, à se mettre sous la dent, on a eu ce gros fumier d'humanitaire 4x4 Eric Bretaud, de l'Arche de Zoé (bientôt deux-trois infos inédites sur l'affaire et n bon bashing qui défoule sur ces Zozos, car je t'aime bien. Dans le fonds).

Un chiste bien colombiano


Camion de transport agricole, sur un chemin rural de Boyaca, Colombie

Demain, Clara Rojas sera libre.
Elle restera un bon moment à Caracas, a priori.
rerouver sa famille. Sa mère, si digne, toutes ces années.
Malgré le traumatisme, avec le temps, elle aura beaucoup de choses à dire...
En espérant que Chavez sera un peu plus discret et respectueux.
Cette fois, les militaires colombiens et américains ne pourront pas la "travailler" dès sa libération, contrôler la communication. Et ça, c'est nouveau.
Beaucoup de choses à dire...Sur l'horreur de la captivité. L'absurdité sectaire, démentielle, anachronique et abominable des FARC. Mais aussi sur les opérations militaires colombiennes qui ont tout fait pour faire échouer l'opération.
Il va s'en passer des choses, dans les mois qui viennent.

En tout cas, pendant ce temps, avec tout ce show ultramédiatisé et ce sinistre jeu d'intoxications à bandes multiples entre FARC, Uribe et Chavez, on ne parle plus DU TOUT des liens monstrueux bien établis entres les milices d'extermination paramilitaires et l'élite qui gouverne la Colombie depuis 2002.
Ca fait pffffuit...Emmanuel a un joli nom, Moncayo est aussi un beau symbôle du calvaire des familles de séquestrés, mais les fosses communes n'ont toujours pas leur icône médiatique. Ca viendra. Et alors la communauté internationale se mettra à s'intéresser davantage à ce qui se trame dans ce pays.

Allez, détends-toi, mets toi à l'espagnol que jte dis! c'est du bon humour de guerre (désabusé mais pas trop).


Estaban reunidos: un INGENIERO, un CONTADOR, un QUIMICO, un INFORMATICO y un SENADOR COLOMBIANO, alardeando sobre la inteligencia de sus perros.

El ingeniero ordenó a su perro: '¡Escalímetro, muestra tus habilidades!'El perro agarró unos ladrillos, unas tablas y se armó el solo una casucha. Todos admitieron que era increíble.

El contador dijo que su perro podía hacer algo mejor: '¡Cash flow muestra tus habilidades!' El perro fue a la cocina,volvió con 12 galletas y las dividió en 4 pilas de 3 galletitas cada una. Todos admitieron que era genial.

El químico dijo que su perro podía hacer algo aún mejor. '¡Óxido, muestra tus habilidades!' Óxido caminó hasta la refrigeradora, tomó un litro de leche, peló un banano, usó la licuadora y se hizo un batido. Todos aceptaron que era impresionante.

El informático sabía que podía ganarles a todos: '¡Megabyte, hazlo!' Megabyte atravesó el cuarto, encendió la computadora, controló si tenía virus, mejoró el sistema operativo, mandó un e-mail e instaló un juego excelente. Todos sabían que esto era muy difícil de superar. Miraron de reojo al Senador colombiano y le dijeron: Y superro, ¿qué puede hacer?

El político llamó a su perro y dijo: '¡Paraquito, muestra tus habilidades!' Paraquito se paró de un salto, se comió las galletas, se tomó el batido, borró todos los archivos de la computadora, masacró a los otros cuatro perros y los enterró en una fosa común y se consiguió la escritura de la casucha.

Después el Senador Colombiano alegó que nunca se había reunido con ese perro, que nunca lo había visto, que desconocía el documento que había firmado, que si lo
había hecho era que estaba amenazado y que la foto que muestran con él es un montaje...


Une finca colombienne

mardi 8 janvier 2008

Un ange







Il y a 5 ans, sous la neige.
Dans le trop méconnu Jardin "Tropical" de Paris.
Il y a 5 ans, aujourd'hui.
Le premier câlin.

Encore sacrément envie.
Désir ardent, intact, de ces petits réveils au creux de tes bras, au fonds de ces vallées toutes de sucre, de café et d'oranges...

Toi, tes exercices de yoga, ta classe inommable, ton cul furibond et ton sourire infini.
Moi, mon France Foot, mes couilles qui grattent, mes ptits boudinets et mes dents de lait.

Un ange, un bourrin, un couple.

Le couple heureux qui se reconnaît dans l'amour défie l'univers et le temps ; il se suffit, il réalise l'absolu.
[Simone de Beauvoir]
Extrait de "Le Deuxième Sexe"

C'est vachement dur de faire un couple. Ça prend...ouh la, une vie.
[Hélène Ségara]
Extrait d'une interview conservée précieusement dans Téléstar - Octobre 2001

Il n'y a jamais eu de créature. Il n'y a jamais eu que le couple. Dieu n'a pas créé l'homme et la femme l'un après l'autre. Il a créé deux corps jumeaux, unis par des lanières de chair qu'il a tranchées depuis, le jour où il a créé la tendresse.
[Jean Giraudoux]

Fais moi une Pipe-Une Pipe-Pipe-Rade!
[Michael Cageon] supporter de l'EBPO, gradins supérieurs.

Paroles complètes ici.

lundi 7 janvier 2008

Auprès de mon arbre...


Ley de la gravedad...Ojos de brujo kicks ass.











"Auprès de mon arbre...
Je vivais heureux..."

Jusqu'à ce que les Braconniers.
Jusqu'à ce que les exploitations forestières.
Jusqu'à ce que les tronçonneuses.
Jusqu'aux projets d'autoroute et de "développement" pondus en capitale.
Jusqu'à ce que tu me trompes et me spolies, moi qui t'ai servi le thé, sans me méfier.

Une histoire maintes fois répétée, depuis les tarahumaras de la Sierra Madre du Nord Mexicain, au Chihuaha, jusqu'aux Mapuches du Chili.

Auprès de mon arbre, je vivais heureux.
Jusqu'à ce que tu fasses parler la poudre et le fer, lâche, homme gris.

Enfin sinon, en 2008, on va AUSSI causer de ce qui va bien.

Et je te l'prouve, justement: face aux menaces de tout type, ces Communautés indiennes, Moseten précisément, de Bolivie, sont justement parvenues à s'organiser (premier blocus aquatique de l'histoire du pays, avec leurs pirogues au milieu du fleuve amazonien, tout de même...!), à se conformer en coopérative d'écotourisme (rentable ET véritablement solidaire), à contrôler davantage leur territoire, en bonne entente avec les autorités publiques, à résister aux oiseaux de mauvaise augure qui veulent leur Bonheur à leur place, ou à ceux là mêmes qui veulent, tout simplement, les chasser de leurs terres ancestrales.

Il y en a tellement de luttes qui finissent bien, aussi, en Amérique latine!

Allez donc voir le superbe Chalalan et le Mapajo, les deux plus incroyables projets d'écotourisme indigena de la région.

Plutôt que de vouloir faire de l'humanitaire depuis ton 4x4 mon con, consommes éthiquable! Ca nous épargnera les soucis...

samedi 5 janvier 2008

Que va-t-il devenir?


Sodade, sodade


Le travail : une malédiction que l'homme a transformée en volupté.
[Emile Michel Cioran]
Extrait de "Sur les cimes du désespoir"





Place Murillo de La Paz.
Photographe.
En voie d'extinction.

Que deviendra-t-il?

Cette conviction que c'est bien aussi par le travail, surtout même par le travail, que l'homme se transforme, s'émancipe, se libère du besoin, de l'enfermement et de la dépendance, cette conviction ne me quittera plus jamais.
Je l'ai compris et senti, là bas comme ici, chaque jour, en me frottant à ses mille et un métiers aujourd'hui disparus.
Du pompiste ANTAR au cordonnier, en passant par le coutelier ou le réparateur télé...

Que deviendra-t-il, lui, avec son métier, son rang, son estime de soi? Qu'adviebdra-t-il de sa fierté, de sa vie social? Comment se recomposeront ses relations avec les gens, avec la vie même, quand il disparaitra totalement du Champ?

Adaptes-toi, marches, ou crèves.
Marches, ou crèves.
Crèves...

De même, que deviendra ce bac + 5 qui refusera ces deux affriolantes offres d'emploi de télémarketing proposé par son gentil conseiller ANPE? Ou cet ouvrier qualifié qui refuse de fondre du chaudron dans des conditions apocalyptiques?

De la chair à canon pour le MEDEF local...
Puis, plus rien.
Plus.
Personne.

C'est la guerre sociale old school, façon XIXème, la plus dure, qui est de retour.
Ca va chier. J'ose encore penser que le Français reste frondeur, malgré le lavage de cerveau généralisé.
Ca va chier.

Le travail peut briser des êtres, son absence davantage encore.
Faudra que je vous cause de mon ouvrier de paternel, un jour, tiens, à ce sujet.
Y a de quoi devenir fou...

Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.
[Confucius]

Une nation dans laquelle une classe est opprimée ressemble à un homme qui a une blessure à la jambe : la jambe malade interdit tout exercice à la jambe saine. [Louis Blanc]
Extrait de "Organisation du travail"


L'homme qui s'adjuge, en vertu de sa supériorité intellectuelle, une plus large part de biens terrestres, perd le droit de maudire l'homme fort qui, aux époques de barbarie, asservissait le faible en vertu de sa supériorité physique. [Louis Blanc]
Extrait de "Organisation du travail". Réponses à diverses objections

vendredi 4 janvier 2008

Le voyage qu'on fait








« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait ou vous défait. »
Nicolas Bouvier (1929-1998)

Et le Marcel Proust de rajouter que le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.

Et le Patxi (...) de rajouter que le plus beau des voyages, c'est bel et bien de retrouver ces regards amis, une minute, une journée, une heure, redécouvrir ces vieilles canailles de potes de 25, 10, 7 ou 4 ans. Et se perdre dans leurs yeux, ceux là même qui se rident, imperceptiblement, se perdre et se trouver dans leurs récits de vie, dans la chaleur enivrante de leur camaraderie pure et dure.

Le plus beau voyage qu'on fait, c'est retrouver Noël en Pays Basque, la chaleur familiale, retrouver la Mère, les Soeurs et toutes les super biatches de ce grand loco de matriarcat qu'est ma famille gasconne.

Retrouver, aussi, ces endroits d'étude ou de sèche, de Gloria Hosanam ou de perdition, retrouver ces lieux de mémoire chargés de mouille, de Joies intenses, de stupre, de quelques larmes, de gros rires gras et de petits chagrins d'amour.

Retrouver, aussi, ses rêves d'enfant, les jauger à l'aune de nos réalités du moment, réelles ou fantasmées, retrouver Toulouse, Paris, Bayonne, et leurs odeurs de rose et de pisse.
Rire de ce double héritage familial "BCM", de tenanciers de Bordel Cracra pour Mimile du sous prolétariat parisien(dynastie paternelle) et de ce Bas Clergé Missionaire de gauche (dynastie maternelle); imaginer ce que serait ma vie avec telle ou telle; imaginer ce qu'il se serait passé si cette prof de Philo ne m'avait pas poussé, ou ces profs de littérature et d'histoire, encouragé (je serais probablement prof d'histoire en déprime dans le 9-3 au ciel si lourd, si bas, si gris).

Ne rien regretter, malgré la nostalgie passagère et tous ces gens qui vous manquent tant. Aimer son présent, son futur.

Prendre la route, à nouveau.

Le retour en terre(s) d'origine, ce voyage qui vous fait et vous défait.
Ce fut grand, doux et bon.


Gracias por su amor.

Les échanges Sud-Sud, c'est 'achement mieux


Viande Bio du Sud d'exportation (frontière Colombie-Venezuela)




L'Amérique latine est en passe de devenir le fournisseur mondial en viande dite "hallal".

Tu l'auras prestement saisi.
C'est la Rubrique "on s’en fout".


Et voila comment que j'te lance 2008 moi.
Et si tu suis pas ce rythme coupé-décalé à la Congolaise, vete de aqui, ya.
Bon, pour ceux qui restent, alors, on fait le point.


Le Brésil et l'Argentine, qui ne peuvent exporter ni aux USA ni au Canada (normes plutôt strictes), se sont tournés vers ce marché pour le moins lucratif: le monde arabe. L'Algérie, par exemple, a importé massivement cette année pour faire face à la forte demande liée au mois du ramadan. L'Egypte n'est pas en reste, ni les pays du Proche et du Moyen-Orient. Si ces nouveaux marchés attisent l'intérêt des pays d'Amérique latine, la question du caractère hallal se pose toujours autant.

Ces pays se sont plaints par le passé, souvent à juste raison, des petites entourloupes dans les échanges commerciaux avec les fournisseurs européens. Les échanges Sud-Sud avec les "frères" latinos-américains allaient forcément être plus transparents, radieux, justes, respectueux de la tradition religieuse et du contenu des contrats. On en est même à 3 Sommets AMLAT-Afrique du Nord. Le monde multipolaire peu à peu en marche.

En lisant mon quotidien algérien favori (...genre...), j'apprend que l'Association brésilienne des industries exportateurs de viandes (ABIEC) semble très, trop bien informée sur les principaux fournisseurs de l'Algérie. On peut se demander où elle a obtenu les chiffres qui démontrent tout son intérêt pour le marché algérien. Sauf qu'en ce qui concerne l'abattage hallal non conforme découvert ces derniers mois, elle préfère ne pas engager sa responsabilité.

A défaut d'un constat sur le terrain, le journal a sollicité les abattoirs brésiliens Sadia, Minerva, Marfrig, Independencia. A l'heure actuelle aucune information précise vérifiée physiquement ne permet de confirmer ou d'infirmer l'existence de faux hallal en provenance de ces pays, mais il semblerait tout de même que ce soit bien le cas.

Doutes et interrogations amplement justifiés quand on sait, par exemple, qu'un bureau de contrôle installé au Brésil (Islamic Dissemination Centre for Latin America) délivre des certificats hallal pour des viandes importées d'Argentine, d'Uruguay, de Brésil, comme ça, avec un tampon, comme à l'école, au pied levé, sans disposer de véritables acrificateurs musulmans, de "contrôleurs hallal" certifiés dans ces pays.
Si ça se trouve même que c'est un petit cochon qui fait lui même le tamponnage du coquillard/certificat. T'imagines comment c'est pas cool du tout...

Alors je m'adresse aux importateurs Hallal du Maghreb, notamment, dont le courrier des lecteurs inonde ma boite mails: bienvenus les gars. L’amérique latine, la terre de la falsification de putamadre, des DVD et GUCCI pirates, des télénovelas copiant Hollywood copiant Bollywood copiant Marcel Carné, des tubes de Cumbia reprenant et adaptant Francis Cabrel (la quiero a morir...), et désormais la terre des certificats HALLAL signés à blanc et envoyés par fax à des abattoirs musulmans, situés à des centaines de kilomètres, sans présence effective et permanente de sacrificateurs musulmans, mes amis, l’amérique latine vient de vous planter son premier coup de dard.

Ah la la, quels canaillous ces dépuceleurs en série de latinos...

C'est dire si le Sud est dans le Nord (7 millons en France même), le Nord dans le Sud (oligarcas on les appelle par là bas), et vice et versa.
Je le jure oualalaradim.

samedi 22 décembre 2007

Que la vida es...



Grâce, volupté et cotillonades para todos, carrajo!


Et cette année, au soir du réveillon, ne sois pas ridicule, veux-tu: contentes-toi de les regarder swinguer, jte prie...





Retour début janvier.
Ayyyyy, no hay que llorar...

Bigarrées, bachanalesques, pimpantes et excessives fêtes de fin d'année à toi, ô Lectorat Transculturé de mi corrazon.

2008, que tu vida sea un carnaval.

vendredi 21 décembre 2007

Mexico: imaginer, c'est naître


Chapultepec, XXème siècle


Luis Mariano repose à Arcangues, 64. C'est pas plus mal

En guise de retour, quelques saillies de l'auteur du Labyrinthe de la solitude, l'immense Octavio Paz:

Les apparences sont belles dans leur vérité momentanée.

Il n'y a pas de moi, toujours nous sommes nous autres. La vie est autre, toujours là-bas, plus loin, hors de toi, de moi, toujours horizon...

La conscience des mots amène à conscience de soi : à se connaître, à se reconnaître.

Par la parole, l'homme est une métaphore de lui-même.

Savoir parler a toujours été savoir se taire, savoir qu'il ne faut pas toujours parler.

L'eau parle sans cesse et jamais ne se répète.

Nommer, c'est créer, et imaginer, c'est naître.

L'homme est un être qui s'est créé lui-même en créant un langage. Par la parole, l'homme est une métaphore de lui-même.

L'homme n'est pas une créature médiocre. Une partie de lui-même, murée, obscurcie depuis l'origine de l'origine est ouverte à l'infini. Ce qu'on appelle condition humaine est un point d'intersection d'autres forces. Peut-être notre condition n'est-elle pas humaine.

La solitude est le fond ultime de la condition humaine. L'homme est l'unique être qui se sente seul et qui cherche l'autre.

L'amour naît d'une attraction involontaire que notre libre arbitre transforme en union volontaire. C'est là sa condition nécessaire, l'acte qui transforme la servitude en liberté.

L'amour est la reconnaissance, dans la personne aimée, de cette capacité d'envol qui est propre aux créatures humaines.

Le sexe est la racine, l'érotisme est la tige et l'amour est la fleur. Et le fruit ? Les fruits de l'amour sont intangibles.

Toute oeuvre d'art est une possibilité permanente de métamorphose, offerte à tous les hommes.

mercredi 12 décembre 2007

Quoi, qu'est-ce-qu'y a?





Dame...

Patxi se prend à nouveau pour un "porteur de sac à dos", o sea, backpacker.
Direction Southpark, o sea, el Distrito Federal.
Et permets moi de te dire que ça va chier!

La terre vue du ciel, N°1 : La Paz, depuis le hublot