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mercredi 2 décembre 2009

Pas même pour tout l'or du (Vieux) Monde


Rivages du Musée de l'Or, COLOMBIE


Le Rivage des Syrtes

«Il y a dans notre vie des matins privilégiés où l'avertissement nous parvient, où dès l'éveil résonne pour nous, à travers une flânerie désœuvrée qui se prolonge, une note plus grave, comme on s'attarde, le cœur brouillé, à manier un à un les objets familiers de sa chambre à l'instant d'un grand départ. Quelque chose comme une alerte lointaine se glisse jusqu'à nous dans ce vide clair du matin plus rempli de présages que les songes; c'est peut-être le bruit d'un pas isolé sur le pavé des rues, ou le premier cri d'un oiseau parvenu faiblement à travers le dernier sommeil; mais ce bruit de pas éveille dans l'âme une résonance de cathédrale vide, ce cri passe comme sur les espaces du large, et l'oreille se tend dans le silence sur un vide en nous qui soudain n'a pas plus d'écho que la mer. Notre âme s'est purgée de ses rumeur et du brouhaha de foule qui l'habite; une note fondamentale se réjouit en elle qui en éveille l'exacte capacité. Dans la mesure intime de la vie qui nous est rendue, nous renaissons à notre force et à notre joie, mais parfois cette note est grave et nous surprend comme le pas d'un promeneur qui fait résonner une caverne: c'est qu'une brèche s'est ouverte pendant notre sommeil, qu'une paroi nouvelle s'est effondrée sous la poussée de nos songes, et qu'il nous faudra vivre maintenant pour de longs jours comme dans une chambre familière dont la porte battrait inopinément sur une grotte.»

mardi 1 septembre 2009

La violence généralisée en Colombie



L'administration de Barack OBAMA n'a pas varié d'un iota sur la question colombienne.
Ouverture et extension de nouvelles bases militaires au programme.
Prolongement et amplification du Plan Colombie, lancé par Clinton en 1992.
La Colombie est le 3ème récepteur d'aide militaire au monde, de la part des USA, après Israël et l'Egypte.

La Colombie a déja 350 000 soldats de l'armée régulière, 15000 FARC, 8000 paramilitaires, 5000 ELN, des milliers de tueurs à gage, de narcotraficants et leurs hommes de main.

A la violence, Uribe et l'administration US continuent de répondre par la violence.
L'engrenage fatal du cycle de la violence n'a pas fini de tourmenter cette Nation damnée.

Chavez, avec beaucoup d'autres au sein de l'UNASUR, a raison: ce n'est qu'en débouchant sur des discussions de caractère essentiellement politique que l'on résoudra cet abominable conflit qui s'éternise depuis 1948.

La Paix au Pérou, au Guatémala, Honduras, Salvador, ont bien été des processus politiques tangibles, durables.

Un jour viendra.

Et beaucoup de ces lâches fils de chiens armés jusqu'aux dents, y compris des haut-gradés aujourd'hui encensés par les médias officiels (qui appartiennent tous sans exception aux familles proches d'Uribe), se retrouveront à La Haye.

Je serai ridé, père, à moitié usé, et je n'oublierai pas.
Et je pleurerai, en pensant à tous ces gens qui eux non plus, n'oublient pas.
Tous ceux qui savent ou sont enterrés les 40 000 disparus mais qui ne peuvent pas parler. Tous ceux qui ont résisté, à leur manière.
Nous penserons à eux.

Un jour, à La Haye...

un jour, la justice internationale.
Tu souris, narquois, incrédule...Et pourtant...RDC, Libéria, Sierra Leone,Rwanda, Cambodge, Ex-Yougoslavie...Regardes de plus près les noticias de violencia, sans oublier d'anticiper et d'attendre, patiemment, les noticias de justicia...

Paz en Colombia...

mardi 28 juillet 2009

Le parc du Troisième Millénaire, refuge des Colombiens déplacés par la guerre

BOGOTA
Marie Delcas, Le Monde


Luis M. regarde ses mains noueuses, qui ont travaillé la terre pendant plus de quarante ans. "Je n'étais pas fait pour mendier", soupire-t-il. En 2007, il a quitté sa terre natale, dans l'ouest de la Colombie, menacé de mort par les milices paramilitaires. Depuis quatre mois, il campe avec sa femme et ses quatre enfants dans le centre de Bogota.

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Un soldat colombien devant l'entrée d'un bunker des FARC, le 25 juillet 2009.
Les faits Bogota accuse le Venezuela d'avoir vendu des armes aux FARC
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Sa voisine Mariela était institutrice à Granada, dans le département du Meta, à l'autre bout du pays. Elle s'est amourachée d'un policier - qui l'a rapidement laissé tomber. Les guérilleros, eux, ne l'ont pas lâchée. "J'étais devenue une ennemie du peuple. Ils m'ont donné une heure pour quitter la ville", explique-t-elle. Mariela a passé sa première nuit à Bogota dans un self-service, avant d'être accueillie par de lointaines cousines, "pauvres mais généreuses". Elle s'étonne que "le gouvernement du (président) Alvaro Uribe trouve de l'argent pour faire la guerre, mais pas pour s'occuper des victimes".

Inauguré en 2005, le Parc du troisième millénaire avait été conçu comme l'épicentre d'un grand projet de rénovation urbaine au coeur de la capitale. Plus de 2 000 déplacés s'y entassent aujourd'hui, sous des bâches, des assemblages de planches et de cartons. "Nous sommes là pour protester contre la négligence du gouvernement qui nous a abandonnés à notre sort, affirme Janer Rodriguez, un des leaders du mouvement. Nous ne partirons pas avant d'avoir obtenu pour chacun d'entre nous un logement digne et un emploi."

Certaines familles ont apporté leurs matelas, d'autres dorment à même le sol. Riz et patates cuisent sur des feux de bois. Devant le point d'eau du parc, les gens font la queue pour se laver. "Nous recevons un peu d'aide des syndicats, des associations et des églises évangéliques", dit Janer. Depuis une semaine, le camp est entouré de barrières, surveillé par un cordon de policiers portant des masques. Un cas de grippe A (H1N1) aurait été détecté. "C'est faux, affirme Janer. Les autorités ont monté le coup pour nous prendre nos enfants. Hier encore, le département sanitaire de la mairie est venu chercher les femmes enceintes pour les loger dans un centre, mais elles ont refusé. Si nous laissons le mouvement se diviser, nous sommes foutus."

La gestion de la crise a tourné à l'affrontement entre la mairie de Bogota (gauche) et le gouvernement (droite). Selon les chiffres officiels, 50 familles déplacées arrivent chaque jour à Bogota, principal pôle d'attraction pour les victimes du conflit armé qui sévit depuis quarante ans dans les campagnes. "Les moyens de la mairie sont limités. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités", dit Samuel Moreno, le maire de Bogota.

Chargée du dossier au sein du département national d'Action sociale, Emilia Casas juge "complètement irréalistes" les revendications de Janer et de ses camarades. "Des milliers de déplacés attendent un logement. Nous ne pouvons privilégier les protestataires. Ce serait injuste pour ceux qui respectent les formalités", explique-t-elle. Les déplacés du parc ont refusé les offres d'emplois proposées par la mairie.

"Les leaders du mouvement exigent 14 millions de pesos par foyer (5 000 euros) pour monter un projet productif, et refusent toute aide ou solution alternative", affirme Emilia Casas. Elle espère que la médiation du bureau local du haut-commissaire pour les réfugiés de l'ONU (UNHCR) - engagée vendredi 24 juillet - va permettre de débloquer la situation.

"Le drame du parc du Troisième Millénaire n'est que la pointe de l'iceberg", rappelle un fonctionnaire onusien. Il juge que le gouvernement colombien a laissé se développer "une situation explosive". Selon un récent rapport d'Amnesty International, la Colombie occupe le deuxième rang mondial en matière de déplacement de population, derrière le Soudan. De 3 millions à 4 millions de citoyens ont été forcés d'abandonner leur domicile depuis 1997, sous la pression des groupes armés - guérillas et paramilitaires - et de l'armée. Pour 2008, les chiffres officiels font état de 380 000 déplacements. La Cour constitutionnelle vient encore de dénoncer l'incurie du gouvernement sur ce dossier.

Marcelo Pollack, directeur du programme Amérique d'Amnesty, juge pour sa part que "la difficile situation humanitaire est un démenti au gouvernement colombien qui affirme que le conflit est fini".

vendredi 17 juillet 2009

Réalisme magique en Colombie



Bon. Faisons d'emblee abstraction de l'annonceur. Je te prie.
Oui, "te cuesta", mais tant pis.
Allez, tout doux.

Car voila un petit bijou de film court, qui a entre autres mérites de saisir cette ambiance, ce climat, cette "couleur" tout a fait indescriptible de la vie colombienne au quotidien, et de nous transporter, aériens, vers ces contrees oniriques qui ne pouvaient naitre que sur ces terres folles, locas, loquisimas...Colombia loca, Locombia!

Garcia Marquez a pris son caméscope, ou quoi?

mardi 20 janvier 2009

Rocca, de La Cliqua




Rocca est sans doute un des rappeurs français les plus méconnus. Il se distingue par sa voix, son flow incisif, la réalité, la profondeur et la justesse de ses textes et par sa capacité rare à rapper parfaitement en deux langues : français et espagnol. Aujourd'hui, Rocca semble s'être détourné du marché français et se concentre sur son groupe hispanophone Tres Coronas. Il a sorti plusieurs mixtapes avec son groupe qui leur a permis de sortir l'album Nuestra Cosa en 2005.

Rocca, en 1993, c'était ça (voir le clip artisanal créé par un chti jeun plus bas).
Il vient de participer au concert de La Cliqua le 16 janvier dernier à l'Élysée Montmartre. Una matanza!

Mes biens chers frères, Rocca, c'est le Marcuse du rap français!

"Maintien de l’ordre symbolique indispensable au règne des puissants, les cadres et autres auxiliaires de la domination parviennent à se convaincre qu’ils défendent vraiment des valeurs universelles de liberté, de justice et d’humanité. Ils n’ont pas sauf cas particulier de cynisme le sentiment, ni a fortiori la volonté, de servir un système d’exploitation, d’oppression et de corruption puisque à leurs yeux ce système, pour autant qu’il fasse l’objet d’une réflexion explicite, est globalement bénéfique", conformément au credo du catéchisme néolibéral dont ils sont imprégnés.

"Ce que ne voient pas toujours la plupart des gens, c’est que la dictature du plaisir des sens est en relation circulaire avec l’exigence capitaliste de la marchandisation généralisée. L’offre et la demande sur le marché du plaisir à tout prix s’entretiennent réciproquement, insatiablement. Mais le degré d’aliénation est désormais tel que le simple fait de critiquer cet aspect des choses, dans le climat du politiquement correct, est perçu paradoxalement comme une menace à la « liberté » de chacun de « s’éclater », « prendre son pied », « jouir comme une bête », etc. Il faudrait peut être se préoccuper de réapprendre à jouir comme un humain, car le capitalisme sait parfaitement tenir la bête en laisse tout en excitant ses appétits".

MARCUSE!!

mardi 2 septembre 2008

Saisie record de onze millions de faux euros en Colombie

LA HAYE (AFP) - Des policiers colombiens ont saisi jeudi à Bogota onze millions de faux euros, soit la plus grosse prise jamais réalisée en dehors d'Europe, a annoncé vendredi l'organisme de coopération policière Europol.

"La plus importante saisie de billets de banque en euros contrefaits a été effectuée jeudi 28 août dans la capitale de Colombie Bogota", écrit Europol, basé à La Haye, dans un communiqué.

"Une descente a été organisée dans une officine d'imprimerie clandestine alors que des billets contrefaits de 200 et 500 euros étaient en train d'être produits", ajoute le communiqué.

"L'opération de police a été effectuée par la police nationale colombienne (DIJIN)", soutenue par une brigade espagnole d'investigation financière (BIBE) et Europol, poursuit-il.

"La personne faisant fonctionner l'impression illégale a été arrêtée et des contrefaçons d'une valeur nominale de plus de 11 millions d'euros ont été saisies", selon Europol.

Selon un spécialiste cité par Europol, la qualité des faux billets était "bonne". Ils étaient destinés à être distribués en Europe.

Des machines et d'autres équipements, ainsi que de plus petites sommes de coupures de dollars américains et de pesos colombiens ont également été saisis sur place.

"L'opération est un exemple excellent de coopération étroite et de confiance entre la Colombie, l'Espagne et Europol", s'est félicité son directeur Max-Peter Ratzel. La Colombie et Europol ont signé en février 2004 un accord de coopération stratégique dans la lutte contre le crime organisé.

mercredi 27 août 2008

La «guerre contre le terrorisme» ne sert à rien


"Terroristes" colombiens




La «guerre contre le terrorisme» ne sert à rien.
C'est une Corporation gringa plutôt sérieuse qui nous le rappelle.

Les FARC, l'ELN dans une moindre mesure, sont des groupes irréguliers, des groupes insurgés en arme, qui violent chaque jour le droit Humanitaire International, en recrutant des mineurs, en posant des mines antipersonnel, en utilisant des armes non conventionnelles qui tuent sans discrimination des centaines de civils, en déplaçant par la force des centaines de milliers de paysans, à titre d'exemples. Ils recourent bien souvent, par ailleurs, à des méthodes terroristes. Pour autant, on ne peut les réduire au seul phénomène du "terrorisme", car ce conflit a des racines politico-sociales et agraires profondes, et est alimenté par son combustible, le narcotrafic international (donc aussi alimenté par la moitié de tes potes branchés d'Oberkampf, pour qui, la coke colombienne, je cite, "c'est cool, trop trop dla balle!"-fin de l'op-cit).

Ainsi, le discours d'Uribe depuis 2002 est tout simplement fallacieux et ne tient pas l'épreuve des faits.

Ces précautions d'usage établis, je t'invite à lire cette analyse du FIG, en remplaçant "Al Qaeda" ou FLN par "FARC" ou "ELN". Juste comme ça, pour jouer, car ces histoires, acteurs et dynamiques là n'ont rien à voir.

Si tu as bien bossé sur tes passeports Bordas-cahiers de vacances cet été sur la plage, tu comprendras ou je veux en venir: contrairement à la propagande d'Uribe, qui a fonctionné à domicile comme en Europe depuis le sauvetages des otages, dont Ingrid Betancourt, la seule option militaire pour résoudre ce conflit armé ne résoudra rien; au contraire, le fer appelle le fer, le feu alimente le feu; le seule issue, la négociation politique. C'est pas nouveau. Mais l'illusion, la tentation sont toujours très fortes d'en appeler à la bonne vieille incantation d'en "finir militairement", une bonne fois pour toutes.

Toujours bon de rappeler quelques évidences via l'analyse internationale comparée.

Laurent Suply (lefigaro.fr) avec AFP
29/07/2008

Un groupe de réflexion a mis en évidence que la solution militaire est
inefficace contre la plupart des groupes terroristes. Pour battre al-Qaida, il préconise une nouvelle stratégie basée sur le renseignement et la police, et de changer de vocabulaire.


Une autopsie du terrorisme pour trouver la stratégie susceptible de vaincre al-Qaida. C'est à cet exercice statistique que s'est livré la RAND Corporation, un groupe de réflexion américain qui travaille régulièrement pour le Pentagone. Pour tenter de comprendre le destin des groupes terroristes, les chercheurs ont compilé des données
sur 648 groupes recensés à travers le monde entre 1968 et 2006.

Ils ont distingué chaque groupe en fonction de ses effectifs, ses buts,
ses revenus financiers, du régime politique de son territoire d'implantation, de son orientation (religieux ou politique) et de ses buts. Ils ont ensuite passé au crible leurs destins. Sur les 648 groupes étudiés, 244 sont toujours actifs, et 136 se sont fragmentés ou ont fusionné avec d'autres groupes.

Les groupes religieux plus tenaces

Et parmi ceux qui ont effectivement cessé d'utiliser le terrorisme, les statistiques parlent d'elles-mêmes. La « bonne nouvelle » est que seuls 27 groupes (10%) ont cessé leurs activités après avoir rempli leurs objectifs, par exemple le FLN algérien. 114 (43%) ont déposé les armes suite à un accord politique avec l'Etat. Quant à ceux qui ont été réellement vaincu, 107 (40%) l'ont été par des moyens policiers et
juridiques, les principaux étant le renseignement humain, l'infiltration des cellules, l'arrestation des leaders et le développement de la
législation antiterroriste. Et 20 groupes seulement ont été écrasés sur le champ de bataille, par des moyens militaires, soit un pourcentage de 7%.

L'objectif du rapport étant d'évaluer les bonnes pratiques pour défaire
al-Qaida, les historiques des mouvements similaires ont été spécialement
étudiés. Mauvaise nouvelle : les groupes d'inspiration religieuse sont
bien plus résistants que ceux qui ont une vocation politique. Depuis
1968, 62% des groupes terroristes ont cessé de nuire. Sur la même
période, ce pourcentage tombe à 32% si l'on ne compte que les groupes
religieux.

L'étude exclut d'office la solution politique pour al-Qaida, dont le
but avoué est de renverser les gouvernements du Maghreb, du Proche et du
Moyen Orient, pour unir le monde musulman sous une même bannière. La
RAND Corporation estime que la probabilité d'un succès d'al-Qaida est
proche de zéro, mais les statistiques montrent que les chances de
parvenir à un accord politique sont d'autant plus faibles que les
objectifs d'un groupe sont larges et ambitieux.

Quant à la solution militaire, à l'œuvre actuellement, l'étude conclut
qu' « il n'y a aucun solution au terrorisme sur le champ de bataille ».
Et d'ajouter que la force brute a souvent « l'effet inverse » en
attisant l'hostilité des populations, fournissant ainsi un réservoir de
recrue aux terroristes. Le groupe note une augmentation des actions
d'al-Qaida dans un rayon plus large, et juge que la stratégie américaine
de « guerre contre le terrorisme » n'a pas réussi à affaiblir la
nébuleuse terroriste.

Une armée présente mais discrète

Quelle stratégie adopter alors ? L'étude préconise un combat sur deux
fronts. D'abord, mettre l'accent sur la solution policière contre
al-Qaida dans le monde, en augmentant les budgets de la CIA et du FBI.
Objectif : cibler les principaux « nœuds » du réseau al-Qaida, qu'il
s'agisse de points de décision, de communication ou de financement. Cela
implique également de mettre hors d'état de nuire les chefs des réseaux,
avec les règles qui s'imposent dans un état de droit. Le rapport cite
notamment un membre de l'Unité de Coordination de la Lutte
Antiterroriste française, qui fait part d'une tactique citée en exemple
: concentrer les efforts de polices sur des délits annexes tels que le
trafic de drogue, plus facile à prouver devant un tribunal, pour mettre
les suspects « à l'ombre » sans attendre qu'ils aient commis un
attentat.

Ensuite, l'étude ne plaide pas pour un désengagement militaire total,
en particulier pour la situation particulière de l'Irak, où al-Qaida
participe à une insurrection armée globale. L'histoire montre que la
solution militaire est plus efficace contre les larges groupes de
terroristes insurgés (19%) que contre les groupes terroristes en général
(7%). Dans ces zones, la présence militaire est « nécessaire », mais le
rapport souligne qu'il ne doit pas nécessairement s'agit d'une présence
américaine. Les forces locales y auraient une plus grande légitimité, et
une meilleure compréhension. Il faudrait donc, selon cette étude, que
les Etats-Unis cantonnent leur rôle militaire en Irak à de la formation
ou de l'armement.

La RAND Corporation suggère quelques pistes idéologiques. Par exemple,
le groupe estime que les fatwas émises par le Conseil des Oulemas en
Afghanistan clamant que les kamikazes n'auraient ni vierges, ni vie
éternelle, ont été bien plus efficaces que les tonnes de tracts de
propagande largués par l'aviation américaine.

Autre changement symbolique mais crucial : troquer la « War on Terror »
(guerre contre le terrorisme), qui laisse croire à une solution purement
militaire, contre le plus classique « counterterrorism »
(antiterrorisme). De même, il s'agit de ne plus faire passer Ben Laden
et consorts pour des guerriers engagés dans une guerre sainte mais pour
de simples criminels.



Autre terroriste colombien

samedi 23 août 2008

Tonio, Corto, et en route pour la joie


Tonio, et sa grosse fatigue


En route pour la joie

Tonio en Colombie, c'est fini.
Voila une bien triste nouvelle.
Il nous manquera, l'animal.
Après l'abandon et le silence assourdissant, depuis Cuba, de La Tortue, c'est un nouveau vide
pour le lecteur avide,
de palper,
un peu,
la croupe,
de la
(Lo)Colombia
d'hier et d'aujourd'hui.

Tonio n'a sans doute pas trouvé Corto là bas.
Et c'est tant mieux.
Car, ce qui compte dans le fonds, peut-être, ce n'est pas tant la prise, que la chasse;
pas tant la proie, pas tant le butin,
que la quête, que le chemin.

Comme le suggérait Alain, le socialiste cassoulet du 31, la vie privée est toujours triste, si chacun attend le bonheur comme quelque chose qui lui est dû.

Tonio n'est pas de cette trempe là.
Tel le hit du faux jeune Manu Chao, el lleva en el alma un motor, que nunca deja de rolar...
Parcours atypique, refus des dogmes, curiosité, faim d'agir, ne pas subir.
Ce mec a tout de même vendu ses propres cartes postales dans l'indifférence polie des capitales latinoaméricaines, pour finir fricotant avec les milieux universitaires interlopes de Colombie.
Agir, ne pas subir.

Et en route pour la joie!
Levanto mi vasito, para este man!

Du coup, malheur à toi, lecteur: bouchées doubles sur la Colombie désormais...Histoire d'essayer; histoire d'avoir au moins tenté d'intéresser deux-trois chalands, à coups de pirouettes poussives mais généreuses...

Bonne route l'ami!

dimanche 17 août 2008

Du sang dans l'assiette

Un article du GUARDIAN.
Du sang colombien dans nos assiettes...


La passion des britanniques pour le chocolat, les gâteaux et les chips alimente une violente campagne qui contraint les paysans Colombiens à quitter leurs terres pour rendre disponible les terres pour établir des plantations de palmiers à huile, indique un rapport daté d’aujourd’hui.

Les consommateurs anglais sont devenus le marché d’exportation le plus important de la culture controversée utilisée pour la margarine et la pâtisserie ainsi que pour la pâte dentifrice, le savon, les détergents et les cosmétiques.

L’augmentation de la demande a soutenu une expropriation impitoyable par les groupes paramilitaires dans les régions rurales de Colombie, indique War on Want- un groupe de défense des droits humains basé à Londres- dans le rapport.

“ Bien qu’étant l’un des plus grands consommateurs des produits tirés de l’Huile de palme en provenance de Colombie, le Royaume-Uni ignore l’impact dévastateur de cette culture sur la vie des communautés indigènes et Afro-Colombiennes.”

Le rapport détaille les nombreuses saisies de terre dans la région du sud-ouest pacifique où les agriculteurs de subsistance ont été expulsé et dans certains cas tués par les groupes armés qui cherchent supposément à se faire de l’argent grâce au boom de l’huile de palme.

“Le chocolat, la margarine ou le savon que nous voyons sur les étagères de nos supermarchés contiennent de l’huile de palme qui a de grandes chances de provenir d’un pays où les gens sont forcés de quitter leur terre, dont certains d’entre eux sont tués brutalement, pour réponde à la demande internationale.”

Au cours des quatre dernières années, la Colombie a plus que doublé ses terres de culture à 350000 hectares, avec un quart des exportations en direction du Royaume Uni et une grande partie du reste destinée à l’Allemagne et à l’Espagne. La Colombie est le cinquième plus grand exportateur d’huile de palme après la Malaisie, l’Indonésie et la Thaïlande.

Le gouvernement de la Colombie fait la promotion de cette culture comme étant une alternative légitime au coca, la matière première pour la cocaïne qui entretient le conflit entre les rebelles gauchistes, les milices de droite et les forces de sécurité. Le Président Alvaro Uribe, l’allié le plus proche de Washington en Amérique du Sud a également fait la promotion du biofuel et a indiqué qu’il espère que la zone cultivée sera décuplée dans les dix prochaines années pour dépasser les 3millions d’ hectares.

En janvier , les procureurs ont ouvert une enquête formelle contre des propriétaires de 23 plantations de palmeraies à huile à Uraba, soupçonnés d’être liés aux forces paramilitaires.

Jens Mesa, président de National Palm Growers Federation a indiqué au Guardian que cette culture apportait au pays des investissements dont il a grand besoin et que les cas d’expropriation étaient isolés.

“Nous déplorons ce qui s’est passé à Uraba [Colombie]. L’ensemble de l’industrie de l’huile de palme a été stigmatisée par ce fait. Le conflit n’existe pas à cause de l’huile de palme, mais à cause du traffic de drogue. Le coca déplace même l’huile de palme dans certaines zones.”

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga
http://www.guardian.co.uk/world/2008/may/12/colombia.food

dimanche 10 août 2008

Colombie: une violation du Droit Humanitaire International de plus



Le Comité international de la Croix-Rouge a condamné "le détournement délibéré" de son emblème et la "grave violation du droit humanitaire" par le commando qui a procédé le mois dernier à la libération d'Ingrid Betancourt et d'autres otages de la guérilla des Farc.

Sur un enregistrement vidéo de l'opération tourné par l'armée
colombienne et diffusé peu après la libération des otages, on pouvait déja voir
des militaires déguisés en employés humanitaires, dont l'un arborait le
symbole de la Croix-Rouge.

Le président colombien Alvaro Uribe avait formulé des excuses en
affirmant que ce militaire avait "pris peur", pov petit chose, et enfilé "spontanément" un gilet de la Croix-Rouge en constatant le grand nombre de rebelles sur les lieux où l'hélicoptère venait chercher les otages. J'en avais déjà sacrément "ri" ici même, de cette version mensongère. Mais elle était passé sans trop de souci.
Aterrant.

De nouveaux extraits filmés de l'opération du 2 juillet diffusés cette semaine par la chaîne de télévision colombienne RCN montrent un soldat portant une veste de la Croix-Rouge dès le début de cette opération méticuleusement planifiée, et un soin particulier à déguiser les 2 hélicoptères aux couleurs du CICR, à valider cette "mission humanitaire", y compris le logo "no weapon" (arme barrée d'un rond rouge).

Le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, le Président Uribe, le Général en chef Montoya, tous ont menti à plusieurs reprises, de façon éhontée ces derniers jours, en dépit d'image confondantes, diffusées en boucle, en disant: "Rooooo, nos ne savions pas, ca s'est fait à notre insu".
Sans être JAMAIS questionnés par cette presse colombienne aux ordres comme dans aucun autre pays d'Amérique.
Ils ont déclaré ne pas être au courant de tous les détails de l'opération de sauvetage et ont "réclamé une enquête".

Les télés colombiennes continuent de parler d'opération parfaite, immaculée, divine. Les agences internationales ont peu repris cette dernière information.

Uribe et ses hommes savent parfaitement que leur funeste iédologie, celle de la din qui justifie tous les moyens, est approuvée par son électorat.
Il s'agit pourtant d'un TRES mauvais calcul, pour tout le monde, et surtout pour la paix durable, et ça dure depuis 2002.

Je n'ai point le temps pour détailler les conséquences concrètes, innombrables, de ce type d'utilisation d'emblèmes humanitaires par une des parties en conflit, en Colombie et partout ailleurs.
En ignorant la gravité de ce procédé, en ignorant les CENTAINES d'otages libérés DISCRETEMENT et dans des conditions TRES dangereuses par le CICR et d'autres organisations humanitaires, en omettant, qui s'en soucie vraiment, les graves conséquences qu'aura ce type de précédent, nos médias sont une fois de plus les relais permanents de mensonges d'Etat Colombiens bien plus sérieux que les envolées rhétoriques brouillonnes d'un Ortega ou d'un Chavez que l'on n'hésite JAMAIS à monter en boucle, tourner en dérision, railler ou critiquer, systématiquement.

Le deux poids deux mesures global entre Uribe et ces collègues...

L'Armée colombienne a par le passé utilisé des ambulances, également, pour infiltrer des hommes armés. Guerre sale en Colombie, c'est pas nouveau. Mais là, oser utiliser tout ce stratagème, et le nier contre toute évidence, sans que personne n'y trouve à redire, c'est inédit.

Le fait nouveau est surtout médiatique: tout le monde "achète" la version du gouvernement, les contre pouvoirs sont faibles et n'ont pas d'espace; les mensonges répétés sont tellement gros qu'ils finissent par passer avec de plus en plus de facilité. Aterrant.

vendredi 8 août 2008

Libérés?




Comme c'était à prévoir, la torpeur de l'été, consommée, les préoccupations de septembre, dépassées, on oubliera peu à peu les visages, les récits de vie, de survie, les souffrances des otages de Colombie et de leurs familles.
Ce qui est somme toute assez normal.
Malgré les "promesses" du "village global", malgré l'illusion de la proximité, chacun chez soi.
Chacun sa réalité.

Les 1,8 millions d'enfants déplacés par le conflit colombien, arrachés de chez eux, ne pèsent pas le poids médiatique face à Mélanie, 11 ans, victime de la mini-tornade de Hautmont (Nord) et ses 18 blessés...Mélanie qui dort chez mamie ce soir, et pas dans son lit, pauvre chatounette, elle pleure avec sa petite soeur, et la maman avec, et le journaliste avec, y en a pour 4 minutes, et elles précisent qu'elles ont dessiné des choses toutes vilaines chez la psychologue.
Une cellule d'aide psychologique immédiate.
Et la rue, le dénument, l'indifférence qui attend ses cousins d'Amérique, ces cousins de Colombie.

Les catastrophes naturelles émeuvent davantage, tout comme ceux qui nous ressemblent. Mélanie nous ressemble, ça pourrait être moi.
Pas Melania.
Ingrid avait les codes, et tant mieux.
Pas Melania.

Les dons du Tsunami, même mécanique: je donne, ça aurait pu être moi à Phukhet. Ouh lala, effrayant.
Alord que le séisme chinois, ou les catas au Bangladesh, plus meurtrières, depuis, franchement, rien à branler.

Epoque de Narcisses-Rois qi veut ça, je suppose.

Pou'wa d'achat, vanités de rentrée et autres stupides guéguerres de la bulle médiatique reprendront donc bien vite le dessus.
Normal.
Et en même temps, vu le niveau d'âneries déblatérées ces dernières semaines sur le sujet, on se dit que ça fait du bien quand ça s'arrête...
Même si, au fond, on sait pertinemment qu'il vaut mieux parler mal d'un sujet si compliqué que de ne pas en parler du tout.

A cet égard, la solidarité des français, aussi décalée, déconnectée fût-elle, a été touchante, aussi, pour ne pas dire plus. Surtout en la comparant à l'indifférence généralisée, jusqu'il y a peu, des colombiennes et colombiens au sort de leurs propres concitoyens.

ALORS MAINTENANT, on va voir. Au pire, l'oubli total pour les 3000 séquestrés qui pourrissent dans la jungle et autres caves colombiennes.

Au mieux, on concassera, réduira en miettes puis fondra leur souvenir et leurs réalités dans un globibulga rive gauche particulièrement indigeste, mélangeant allègrement les nouvelles icônes globales de la souffrance, dépositaires de la martyrologie du moment, façon United colors of Benetton, "otages du monde de toutes les couleurs étalées sur les façades des mairies", histoire de sauver les apparences...

Mr le maire de Paris, d'ailleurs, au point ou je suis de ma logorrhée spontanée: qu'ont en commun des civils colombiens aux mains des FARC (et ELN et paramilitaires et gangs) et un militaire de TSAHAL, prisonnier de guerre, je vous prie? Hein? Bertrand, sois sérieux un peu je te prie... Tu aspires à d'autres fonctions ou quoi? T'es là ou bien?

En tout cas, pour les otages, le combat continue.
Pour les "libérés", aussi...A LIRE!

Le difficile retour à la vie "civile" des anciens otages colombiens
LE MONDE | 31.07.08 |

Après des années passées dans la jungle, les otages colombiens
récemment libérés vivent l'expérience du retour. A Bogota, des
psychologues spécialisés les attendent. "Passé l'euphorie de la
libération, les difficultés commencent", souligne Olga Lucia Gomez,
présidente de Pais Libre ("pays libre"), une association qui prête
assistance juridique et psychologique aux otages et à leurs familles.
Pendant un quart de siècle, la Colombie a battu tous les records en
matière d'enlèvements.

Des détails quotidiens disent la difficulté de la réadaptation à la vie
"civile". "Après des mois passés dans la forêt, certains ne supportent
plus un matelas moelleux et préfèrent dormir par terre", raconte Dary
Lucia Nieto, de Pais Libre. Janeth Santiago, une de ses collègues qui
travaille au ministère de la défense, raconte le cas d'une ex-otage qui
pouvait jouer pendant des heures avec l'interrupteur, fascinée de voir
la lumière jaillir après avoir vécu quatre ans dans la forêt sans jamais
voir une ampoule électrique.
La réadaptation a ses phases. Les premiers jours, l'intensité des
émotions et la peur d'être en train de rêver ne laissent pas dormir
l'ex-otage. L'euphorie peut durer plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Elle est parfois suivie d'une phase de profonde dépression.
"J'ai un enfant à découvrir et à élever : cela donne un sens à ma vie
pour les quinze ans à venir. C'est un privilège", explique, souriante,
Clara Rojas (l'ex-collaboratrice d'Ingrid Betancourt), qui a eu un bébé
en captivité. Comme les autres, elle parle de la jungle comme d'un
personnage vivant qu'elle aurait trop longtemps côtoyé. "Moi, dit-elle,
je ne l'ai jamais détestée." Cela l'aide à l'oublier. La plupart des
otages rêvent pendant des mois, voire des années, d'obscurité, de
serpents et de torrents assassins.
"La vie d'un otage ne commence pas le jour de son enlèvement. Sa
personnalité, son environnement familial, les circonstances de son
enlèvement et de sa libération jouent évidemment un rôle fondamental
dans la façon dont il va affronter la captivité et vivre le retour",
rappelle Olga Lucia Gomez.
Plusieurs étapes marquent la vie d'un otage en captivité. "Dans un
premier temps, la victime refuse sa condition. La négation, la rage, le
sentiment d'injustice l'annihilent. Au bout de quelques jours ou de
plusieurs mois vient la phase d'acceptation et d'adaptation : l'otage
mobilise alors toutes ses ressources - physiques, émotionnelles,
intellectuelles et spirituelles - pour survivre. Parallèlement, le corps
se fait plus résistant aux moustiques, aux intempéries, à la nourriture
et à l'eau impures ainsi qu'aux marches interminables", résume Dary
Lucia Nieto. Paradoxalement, les otages "longue durée" sortent de
l'épreuve en meilleur état physique et mental que ceux dont
l'enlèvement n'a duré que quelques semaines.
"ARRÊT SUR IMAGE"
Beaucoup, en Colombie comme en France, se sont étonnés de voir Ingrid
Betancourt et ses compagnons d'infortune apparemment "en pleine forme"
au sortir de la jungle, le 2 juillet. Tous les ex-otages affirment que
Dieu les a aidés à traverser l'épreuve. "Certains otages sans aucune
éducation religieuse inventent en captivité rites et prières",
rappelle Olga Lucia Gomez. Les ravisseurs marxistes fournissent
fréquemment une bible à leurs victimes.
"L'enlèvement est comme un arrêt sur image pour l'otage, qui rêve de
retrouver sa vie telle qu'il l'avait laissée. Mais la vie a continué
sans lui, et beaucoup de choses ont, parfois, changé", explique Olga
Lucia Gomez.
Les décisions à prendre - concernant notamment le paiement d'une rançon
- ont parfois déchiré durablement l'entourage familial. Des épouses
dociles et effacées ont appris à se débrouiller toutes seules. Des
enfants devenus adolescents supportent mal ce père inconnu qui sort de
la jungle trop autoritaire ou au contraire trop fragile. "Je me souviens
d'un homme qui, des mois après sa libération, ne pouvait voir ses
enfants sans fondre en larmes, ce qui avait fini par les éloigner de
lui", raconte Dary Lucia Nieto. "Il faut réapprendre à vivre ensemble,
réajuster deux histoires parallèles. Le couple et la famille en
sortent parfois plus unis et plus solidaires. Dans certains cas, le
divorce est inévitable", explique-t-elle.
Sous l'oeil scrutateur des caméras, la récente libération des otages
politiques a révélé des drames sous-jacents. Plusieurs militaires ont
retrouvé leur épouse avec un autre, et leurs enfants avec des
demi-frères ou soeurs. Libéré en février, l'ex-parlementaire Jorge
Eduardo Gechem a publiquement annoncé qu'il divorçait de sa femme, à
laquelle il écrivait, quelques mois plus tôt, des lettres d'amour
passionnées. Resté seul à Bogota, le mari d'Ingrid Betancourt, Juan
Carlos Lecompte, l'attend encore. La captivité est une indicible
tragédie, pour les otages comme pour leurs familles.
Marie Delcas

mardi 29 juillet 2008

Fiat lux: Réalisme magique au pays de Garcia Marquez

Une histoire toute jolie, toute pourrie, comme seule la Colombie peut nous en produire...
Elle est toute fraiche et nous vient de la region du Cauca.

Les FARC "luttent"? Fiat lux.
tous des putes? Que la lumiere soit.

Une entreprise d'électricité "contratista" de l'Etat Colombien (une entreprise assumant une délégation de service public, on appelle ca en francais de France),
s'est organisee pour payer la guerrilla des FARC (6 millons de pesos par mois, une belle mutualisation des efforts pour payer les méchants barbus) et lui demander un petit service: dynamiter régulierement les installations et tours electriques que l'entreprise se proposait de réparer par la suite, fort opportunémment...
Un contrat rubis sur ongle evidemment: 150 millions la réparation de la tour abattue...
Un buen negocio en somme, a se partager tranquilou.
Voila la note:

El Tiempo
Julio 29 de 2008 - 12:00 m.
Detienen a contratistas que pagaban a la guerrilla para volar torres que ellos mismos reparaban

Las detenciones estuvieron a cargo de agentes del Departamento Administrativo de Seguridad, DAS, en Popayán.

Según las primeras informaciones, los detenidos le pagaban seis millones de pesos mensuales a la guerrilla para que cometiera los atentados.

La operación se llamó 'Voltaje' y en ella intervinieron además, el Ejército y la Policía.

Según la investigación, la firma Electroservicios S.A., con sede en Chinchiná (Caldas) se unió con frentes de las Farc en Cauca para atacar el sistema de Interconexión eléctrica.

Por cada torre derribada, el Estado pagaba hasta 150 millones de pesos en reparaciones.

La Fiscalía dictó 11 órdenes de captura contra miembros de las Farc y empleados de Electroservicios por los delitos de concierto para delinquir; daños en obras o elementos de los servicios de comunicaciones, energía y combustibles; fabricación, tráfico y porte de armas y municiones de uso privativo de las Fuerzas Militares y explosivos.

Ya hubo siete capturas, entre ellas las de José Fernando Hincapié Ramírez y Mauricio Andrés Hincapié Arango, socios de Electroservicios S.A. Alain Restrepo Pérez, supuesto enlace con las Farc, fue capturado en Medellín.

lundi 21 juillet 2008

La Patria amada, aunque distante, de Gabriel García Márquez

Hier, en Colombie, la "patria amada" etait, sans doute, un peu moins distante...

Ce texte magnifique date de mai 2003.
Oui, mai 2003.

Car il nous faut retrouver le temps long, le fil de l'Histoire, derriere les feux de la rampe;
Remonter le courant, en saumons curieux, pour essayer de comprendre vraiment ce qui se trame, un peu, juste au dessous de l'ecume et du courant;
Apprecier a nouveau les tendances lourdes;
Sortir de la sequence evenementielle, floue, a-chronologique, desincarnee, anecdotiaue, qu'ils essayent de nous vendre;
Car il nous faut etre attentif au sens de la marche des peuples plutot qu'aux derisoires petites detresses a la con de moultes people qui chaque jour se vendent, las, chaque jour un peu plus indecents, chaque jour qui se donnent, en pature putassiere...
Car il nous faudra reapprendre a nous detacher, peu a peu, des appetits voraces de la Societe du Spectacle et de ses mille faucons.

Une fois de plus, je t'invite a ne pas "bronzer idiot" et a commencer a apprendre l'espagnol cet ete (avec la Methode assimil ou Conchita la voisine, je m'en tamponne, mais tu t'y mets maintenant!).

La patria amada aunque distante
Gabriel García Márquez

Este texto fue difundido el domingo 18 de mayo de 2003, a las 6:00 de la tarde, en el Teatro Camilo Torres, de Medellín (Colombia),
durante la inauguración del Simposio Internacional:"Hacia un nuevo contrato social en ciencia y tecnología para un desarrollo equitativo", organizado por la Universidad de Antioquia con motivo de sus 200 años.



Todas las borrascas que nos suceden, son señales de que presto ha de serenar el tiempo y han de sucedernos bien las cosas, ya que no es posible que el mal ni el bien sean durables, y de aquí se sigue que habiendo durado mucho el mal, el bien está ya cerca.

Esta bella sentencia de don Miguel de Cervantes Saavedra no se refiere a la Colombia de hoy sino a su propio tiempo, por supuesto. Pero nunca hubiéramos soñado que nos viniera como anillo al dedo para intentar estos lamentos. Pues una síntesis espectral de lo que es la Colombia de hoy, no permite creer que don Miguel hubiera dicho lo que dijo, y con tanta belleza, si fuera un compatriota de nuestros días. Dos ejemplos hubieran bastado para desbaratar sus ilusiones. El año pasado, cerca de cuatrocientos mil colombianos tuvieron que huir de sus casas y parcelas por culpa de la violencia, como ya lo habían hecho casi tres millones por la misma razón desde hace medio siglo. Estos desplazados fueron el embrión de otro país al garete --casi tan populoso como Bogotá y quizá más grande que Medellín--, que deambula sin rumbo dentro de su propio ámbito en busca de un lugar dónde sobrevivir, sin más riqueza material que la ropa que llevan puesta.

La paradoja es que esos fugitivos de sí mismos siguen siendo víctimas de una violencia sustentada por dos de los negocios más rentables de este mundo sin corazón: el narcotráfico y la venta ilegal de armas. Son síntomas primarios del mar de fondo que asfixia a Colombia. Dos países en uno, no sólo diferentes sino contrarios, en un mercado negro colosal que sustenta el comercio de las drogas para soñar en los Estados Unidos y Europa, y a fin de cuentas en el mundo entero, pues no es posible imaginar el fin de la violencia en Colombia sin la eliminación del narcotráfico, y no es imaginable el fin del narcotráfico sin la legalización de la droga, más próspera cada instante cuanto más prohibida.

Cuatro décadas, con toda clase de turbaciones del orden público, han absorbido a más de una generación de marginados sin un modo de vivir distinto de la subversión o la delincuencia común. El escritor Moreno Durán lo dijo de un modo más certero: sin la muerte, Colombia no daría señales de vida. Nacemos sospechosos y morimos culpables. Las conversaciones de paz, con excepciones mínimas pero memorables, han terminado desde hace años en conversaciones de sangre. Para cualquier asunto internacional, desde un inocente viaje de turismo hasta el acto simple de comprar o vender, los colombianos tenemos que empezar por demostrar nuestra inocencia. De todos modos, el ambiente político y social no fue nunca el mejor para la patria de paz con que soñaron nuestro abuelos. Sucumbió temprano en un régimen de desigualdades, en una educación confesional, un feudalismo rupestre y un centralismo arraigado en una capital entre nubes, remota y ensimismada, con dos partidos eternos, a la vez enemigos y cómplices, y elecciones sangrientas y manipuladas, y toda una zaga de gobiernos sin pueblo. Tanta ambición sólo podía sustentarse con veintinueve guerras civiles y tres golpes de cuartel entre los dos partidos, en un caldo social que parecía previsto por el diablo para las desgracias de hoy, en una patria oprimida que en medio de tantos infortunios ha aprendido a ser feliz sin la felicidad y aún en contra de ella.

Hoy hemos llegado a un punto en que apenas se nos permite sobrevivir, pero todavía quedan almas pueriles que miran hacia los Estados Unidos como un norte de salvación, con la certidumbre de que en nuestro país se han agotado hasta los suspiros para morir en paz. Sin embargo, lo que encuentran allá, es un imperio ciego que ya no considera a Colombia como un buen vecino, ni siquiera como un cómplice barato y confiable, sino como un espacio más para su voracidad imperial.

Dos dones naturales nos han ayudado a sortear los vacíos de nuestra condición cultural, a buscar a tientas una identidad y a encontrar la verdad en las brumas de la incertidumbre. Uno es el don de la creatividad. El otro es una arrasadora determinación de ascenso personal. Ambas virtudes alimentaron desde nuestros orígenes la astucia providencial de los nativos contra los españoles desde el día mismo del desembarco. A los conquistadores, alucinados por las novelas de caballería, los engatusaron con ilusiones de ciudades fantásticas construidas en oro puro, o la leyenda de un rey revestido de oro en lagunas de esmeraldas. Obras maestras de una imaginación creadora magnificada con recursos mágicos para sobrevivir al invasor.

Unos cinco millones de colombianos que hoy viven en el exterior, huyendo de las desgracias nativas sin más armas o escudos que su temeridad o su ingenio, han demostrado que aquellas malicias prehistóricas siguen vivas dentro de nosotros por las buenas o las malas razones para sobrevivir. La virtud que nos salva es que no nos dejamos morir de hambre por obra y gracia de la imaginación, porque hemos sabido ser faquires en la India, maestros de inglés en Nueva York y camelleros en el Sahara.

Como he tratado de demostrar en algunos de mis libros si no en todos, confío más en estos disparates de la realidad que en los sueños teóricos que la mayoría de las veces sólo sirven para amordazar la mala conciencia. Por eso, creo que todavía nos queda un país de fondo por descubrir en medio del desastre, una Colombia secreta que ya no cabe en los moldes que nos habíamos forjado con nuestros desatinos históricos. No es, pues, sorprendente, que empezáramos a vislumbrar una apoteosis de la creatividad artística de los colombianos y a darnos cuenta de la buena salud del país con una conciencia definitiva de quiénes somos y para qué servimos.

Creo que Colombia está aprendiendo a sobrevivir con una fe indestructible, cuyo mérito mayor es el de ser más fructífera cuanto más adversa. Se descentralizó a la fuerza por la violencia histórica, pero aún puede reintegrarse a su propia grandeza por obra y gracia de sus desgracias.

Vivir a fondo ese milagro nos permitirá saber a ciencia cierta y para siempre en qué país hemos nacido y seguir sin morir entre dos realidades contrapuestas. Por eso no me sorprende que en estos tiempos de desastres históricos, prospere más la buena salud del país con una conciencia nueva. Se revalúa la sabiduría popular y no la esperamos sentados en la puerta de la casa, sino por la calle al medio, tal vez sin que el mismo país se dé cuenta de que vamos a sobreponernos a todo y a encontrar su salvación donde no estaba.

Ninguna ocasión me pareció tan propicia como ésta para salir de la eterna y nostálgica clandestinidad de mi estudio e hilvanar estas divagaciones, a propósito de los doscientos años de la Universidad de Antioquia que ahora celebramos como una fecha histórica de todos. Una ocasión propicia para empezar otra vez por el principio y amar como nunca el país que merecemos para que nos merezca. Pues, aunque sólo fuera por eso, me atrevería a creer que la ilusión de don Miguel de Cervantes está ahora en su estación propicia para vislumbrar los albores del tiempo serenado, que el mal que nos agobia ha de durar mucho menos que el bien y que sólo de nuestra creatividad inagotable depende distinguir ahora cuáles de los tantos y turbios caminos son los ciertos para vivirlos en la paz de los vivos y gozarlos con el derecho propio y por siempre jamás. Así sea.

dimanche 20 juillet 2008

Quand j'étais minot...






LUX B, des Massilia Sound system, s'en va.
Après Fred Chichin, des Rita Mitsouko, voilà un autre départ par-delà le Styx qui me chagrine assez.

LUX B aimait beaucoup les enfants.
LUX B aimait la Méditerranée et ses "flots bleus qui rendent joyeux".
LUX B aimait l'Amérique latine et ses minots.

Alors je n'ai rien trouvé de mieux que cette photo, en modeste présent, pour tous les fans de Massilia.

Ce visage rayonnant de ces fillettes de Colombie, malgré leur histoire compliquée, elle dont les parents ont survécu à un de ces massacres qui ne font pas la une des gazettes internationales, une de ces atrocités perpétrés par des paramilitaires, toujours actifs dans le pays malgré Global Propaganda INCORPORATION et ses relais médiatiques, idiots utiles, journalistes franchement pas curieux ou boites de presse "à la botte".

65% des 3 millions de déplacés internes de Colombie (enregistrés auprès des organismes compétents) sont, justement, des minots de moins 18 ans, à qui on a enlevé, de force et par le fer, leur maison, leurs rêves, leur avenir, leur finca, leur terre, leurs copains, leurs copines, leur école, leurs cachettes, leurs terrains de jeux, leurs repères, leurs réseaux de solidarités, parfois papa, parfois grand frère.
Leur droit à la santé, à l'éducation, à la citoyenneté, à l'épanouissement personnel, à la stabilité affective, A UN AVENIR, se sont, eux aussi, bien souvent évaporés.
Et j'en passe.

Demandez aux gens du CICR, demandez leur de vous parler des déplacés internes et de leur calvaire. Eux qui sont par ailleurs bien emmerdés par cette utilisation planifiée, en connaissance de cause (par l'armée colombienne et son allié bienveillant) de leur emblème. Les gens ne comprennent pas en général la gravité de ce type de précédent pour ce qui est des conditions de travail, de sécurité, de la possibilité ou pas de protéger des populations sur le terrain, dans des conditions de guerre que la plupart des gens en Europe ne peuvent imaginer.

Bref.

Massilia, l'autre Sud, est en deuil.
Puissent les artistes de demain, au Trocadéro comme à Bogota, se rappeler des 3000 secuestrados ET DE TOUTES LES AUTRES VICTIMES INVISIBLES DU CONFLIT ARME COLOMBIEN.

Invisibles, absolument invisibles, comme l'étaient ces 13 soldats et policiers colombiens, comme l'étaient la plupart des secuestrados de Colombie, il y a encore un peu plus d'un an.

Comme le chante les Fabulous Troubadours, eux aussi en deuil, la télévision ment, ment énormément.

Face à la désarmante mauvaise foi du petit écran (à gros conglomérat), il nous reste tant de choses: la musique, l'espoir, la dignité, l'honneur, le sourire d'un minot...Que sais-je encore...

vendredi 16 mai 2008

Colombie, INTERPOL, Chavez, la grande machination du jour

Les colombiens, et c'est un trait national caractéristique bien connu, sont toujours très doués pour rendre "les autres", toujours, "les autres", responsables de leur propre désastre collectif.
Leur conflit armé, parmi les plus cruels, les plus longs du monde?
La faute des miliciens israéliens, des américains, de l'IRA, des voisins, des autres, des autres.
De la gauche, de la droite, de l'oligarchie, des paysans ignorants, de la bourgeoisie, des autres du dedans.
Mais surtout des autres du dehors.

Chavez et Correa sont donc aujourd'hui présentés en Colombie et dans le monde comme responsables de tant de malheur. Pensez-donc, ils financeraient, discuteraient, laveraient, négocieraient avec les guérilleros.
Inouï.

En même temps, Chavez, à force de chercher noise à tout bout de champs, avec sa minute de silence pour Reyes, Number 2 des FARC, et tout ce qui a déjà été évoqué ici sous un angle plutôt critique, a été piégé comme un bleu.

Il faudrait donc 1000 ans pour lire tout ce que contient les 3 ordinateurs de Raul Reyes, selon le rapport de l'INTERPOL officiellement livré en pâture aujourd'hui. Décidément bien prolixes, les barbus, depuis la jungle.
Ce sera bien commode, on va pouvoir lâcher quelques boules puantes contre les récalcitrants du nouvel ordre mondial. Parfait.

Bizarrement, l'angle des recherches s'est orienté sur Chavez et Correa.

Prenons un détour, si vous le voulez bien. Il est bien commun, en Amérique latine, que des "forces de l'ordre", des flics ou militaires véreux, vous "plantent" des sachets de drogue chez vous, ou dans votre sac, histoire de vous inculper très vite de "narcotrafic" ou complicité de deal, et ainsi être en position de force pour toute forme d'abus: chantage, intimidations, menaces, extorsions, peines lourdes, récompenses, primes de récompense pour avoir attrapé des dealers etc.
Le piège parfait.

Et bien, une question n'a pas et ne sera jamais éclairci par Interpol ni personne: comment garantir que ces ordis n'aient pas été "plantés" depuis l'intervention militaire par les militaires eux-même? Préparés minutieusement par les services compétents à l'accent du Missouri. Puis livrés à la police colombienne, et au DAS, dont on connait la probité face aux politiques et à la société civile, puis, après 2 semaines au main du gouvernement, livrés à Interpol?
Interpol qui n'a répondu qu'à la question: ces ordinateurs ont ils été trafiqués? Non.

Muy bien, mais comment prouver que ces ordis sont bien de Reyes?
Ils le sont, c'est comme ça, ils sont des FARC, nous le savons, s'est contenté de répondre sèchement notre gentil américain neutre-indépendant-apolitique.

Je conchie et bafferai volontiers tous les théoriciens du complot neuneus qui polluent le web et le reste. Pour autant, rien ne nous oblige à avaler comme un(e) couillon(e) toutes les couleuvres de cette énorme machination internationale.

C'est marrant, j'aimerais bien qu'il y ait exactement le même show international, avec le même Secrétaire Général d'INTERPOL, le même qui a travaillé toute sa vie pour la sécurité des autorités Etats-Uniennes (regardez sa bio sur le site d'Interpol), autour des ordinateurs de Don Berna, Jorge 40, tous les 14 chefs paramilitaires extradités.
Avec comme phrase-clé, au lieu de "Chavez", on cherche "Uribe".
Avec, au lieu de "Correa", "narcotrafic - partis politiques Uribiste".

On s'amuserait bien.
Mais bizarrement, ces ordinateurs là, bien existants, qui ont des infos sur la période 1983-2006, n'ont pas été inclues dans la fonction agenda de nos décideurs- médias sud-américains. Qui sortent tous des éditions spéciales en commun en ce moment.

Les paramilitaires, faut il le rappeler, sont à la source, l'OEA elle même le révèle, comme l'ONU, de 70% des déplacés et des disparus, des assassinats en lien avec le conflit. Mais le monopole du MAL, ce sont les FARC et leur Gourou, Chavez. Il faut qu'il en soit ainsi. Ça, c'est vendeur.
Pas les multinationales qui ont payé les paracos pour éliminer des êtres humains. Ca, c'est pas médiatically correct. Trop compliqué.

Une mascarade avalé tout net par TOUTES les agences de presse du monde.
Face au feu de la propagande, les opinions se laissent embarquer.
Désarmant. Consternant.

Il se trouve que je connais peu de choses en ce bas monde, mais que je connais un petit peu ces histoires.
Et il est évident que les FARC n'ont pas besoin de 300 000 US $ ni même 3 millions de Chavez.

Même si ce support blog est ridicule, que personne ne lit ces conneries de blogue, encore moins celui-ci, la vertue thérapeutique pour moi n'est plus à prouver. Alors je t'invite à te défouler en ma compagnie:
alors, oui, gggggggggggggggggggrrrrrrrrrrrrrrrrrrrooooooooooooooaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr!

Et puis à lire cet article de SEMANA.

Víctimas piden que no las dejen sin la verdad
Después de la extradición de 14 jefes paramilitares, quienes sufrieron directamente por sus barbarie claman por que puedan conocer a los responsables que estuvieron detrás de las masacres y los desplazamientos. La reparación pecuniaria está en un segundo plano.

mercredi 14 mai 2008

La jugada de Uribe (y del Department of State)

Pour les hispanophones, ces quelques notes de presse.
Allez donc voir également les posts de Tonio.

Mais aussi sur El Tiempo les dernieres contorsions semantiques, propagande de masse qui marche du feu de Dieu chez un peuple colombien fatigué, pret a avaler toutes les couleuvres; allez voir les dernieres "story telling" cyniques, manipulatrices, parfaites, des pros de la com qui conseillent Uribe. En attendant le gros show des computers de Raul Reyes de ces prochains jours...

Je suis tellement enragé par cette extradition des 14 chefs paramilitaires que je n'en trouve pas mes mots.

Quant a Marie Delcas, la correspondante du Monde a Bogota, qui est incapable d'écouter plus de 4 secondes son interlocteur direct, quel qu'il soit (croyez-moi...), d'habitude plus juste malgre tout dans ses analyses, son papier du jour est nullisime, rempli de contradictions et d'approximations justement relevées par les lecteurs. Elle n'a a mon sens rien compris des enjeux.
Uribe vient de tirer d'une pierre trois-quatre-cinq coups: le silence forcé des paracos est acquis, les scandales de la parapolitica passent au second plan, mécaniquement et pour longtemps, la Verite s'éloigne encore un peu plus, toutes les verites pas bonnes a dire, toutes les fosses communes, des centaines de Screbrenica, toutes les accointances et copinages, arrangements entre amis, tout cela est neutralisé,
la Fiscalia et Corte Suprema sont paralysées,
les Etats-Unis le soutiennent dans cette affaire, car ont besoin d'un maintien de l'Uribisme, d'en savoir plus sur les narco-routes, ne les enverront jamais a la CPI, et preparent avec ses petis amis sa re-reélection. On a bien déblayé le terrain. Chapeau l'artiste.

Ce texte m'a été envoyé par un tout jeune homme dont le pere a ete torturé, assassiné par les Paracos de Jorge 40.
Motif: avoir preché, en amphithéatre, pour un regime de sécurite sociale colombien proche de la Suede ou du Danemark.
Un dangereux "Subversif de merde", "ideologue des FARC" de moins...
Une des 160 000 victimes directes du paramilitarisme, sans compter les 3 millions de deplaces internes.

J. et sa famille ne sauront jamais la verite.
Il en est ivre de douleur.

Ensuite, je vous sers un entretien pedagogique de Correa, le president Equatorien, qui a fait une brillante tournée diplomatique en Europe.


Sorpresa en versión libre

Esta sala de audiencias se quedó esperando hoy al desmovilizado jefe paramilitar alias 'Jorge 40' .

Para Elba Navarro la peor noticia es conocer que el gobierno colombiano extraditó a 14 cabecillas desmovilizados de las AUC, hacia Estados Unidos. La esperanza de conocer donde dejaron el cuerpo de su hijo, asesinado por los paramilitares hace cinco años, se esfumaron. Igual le pasa a Lisette Castro, con un familiar desaparecido en Sabanalarga, y con otras 6 mil víctimas dejadas por el macabro accionar de los paramilitares en el Atlántico, que tienen el temor de quedar sin verdad,justicia, ni reparación.

En efecto, José Humberto Torres, abogado de más de 100 víctimas de los 'paras' indicó que en esta sección del país se encuentran los familiares de 600 personas asesinadas por ese grupo. Él estima que los afectados por Rodrigo Tovar Pupo, Alias 'Jorge 40', sobrepasan las 1.500 personas.

Martha Correa la hermana de Alfredo Correa, sociólogo asesinado por las AUC, afirmó que no le sorprende la decisión del Gobierno, "que ha estado luchando todo el tiempo para que continúe la impunidad". Afirmó que al extraditar a Jorge 40 no será posible continuar con la investigación que permita conocer los autores intelectuales del crimen de su hermano.

Correa considera que la decisión de extraditar "es la plataforma del presidente Álvaro Uribe para lanzar su segunda reelección; no hay ninguna duda al respecto".

Para Julio Rojas Dueñas, representante de algunas víctimas esta decisión del presidente es inaceptable porque la tomó de manera unilateral, sin consultar a los distintos organismos relacionados con el problema de los paramilitares. La verdad solo quedará oculta en la mente de los hoy extraditados y las víctimas desconociendo los detalles que rodearon los hechos criminales cometidos contra ellas.

Otra víctima, Matilde Díaz, piensa que no era el momento de extraditarlos, porque la confesión de los hechos criminales queda suspendida. "Antes de enviarlos a Estados Unidos, ellos tenían que cumplir con nosotros acá en Colombia", dijo.

Entre tanto Geovanny Obredor, representante de otras víctimas, manifestó que la extradición fue una mala jugada del Gobierno de Álvaro Uribe porque hizo que los paramilitares se acogieran a la Ley de Justicia y Paz y confesaran los hechos criminales, "pero con este movimiento no creo que estén dispuestos a seguir confesando".

Sobre el mismo tema, José Humberto Torres considera que la primera sacrificada con la decisión del Gobierno es la verdad, pues en el proceso de justicia y paz todavía no se han desarrollado audiencias de imputación de cargos contra los paramilitares, y en consecuencia todavía no puede haber reparación para las víctimas.

Esa percepción del abogado se refuerza con la circunstancia de que en estados Unidos los extraditados solo serán procesados por el delito de narcotráfico.

"Este es el tiro de gracia para el tema de la verdad, y en todo esto quienes pierden son las víctimas, realmente", expresó Torres, al asegurar que se trata de un "golpe mortal a la columna vertebral de la Ley de Justicia y Paz".

Sobre la decisión gubernamental, Torres aseguró que el Gobierno ha jugado una carambola a tres bandas, porque por un lado el Presidente logra bajarle la temperatura al debate frente al delito de concusión que cometió conjuntamente con Yidis Medina para conseguir la reelección que le permitió su segundo mandato. Por otro lado logra bajarle el perfil a la discusión en Colombia sobre el tema de la ilegitimidad de su mandato.

En tercer término, opinó, el Gobierno consigue un objetivo que lo preocupaba y es "evitar que el tema de la 'parapolítica' siga llegando a las puertas de la Casa de Nariño". Piensa que una manera de evitar que políticos uribistas sigan vinculados a la parapolítica es cerrar la puerta, callándole la boca a los paramilitares enviándolos a Estados Unidos, y con ello automáticamente terminar el tema.


A QUIEN FAVORECE

Para Torres, con esta extradición se favorece a los paramilitares, que no pagarán en Colombia las penas que debían, de 40 años o más. En segundo lugar, pueden negociar con Estados Unidos las condiciones de su condena, incluidas rutas del narcotráfico, entrega de bienes, y denunciar a sus compañeros o ex compañeros de narcotráfico, para obtener una rebaja sustancial de la pena.

Otro beneficio a los 'paras' extraditados es que cuando la mayoría de los narcotraficantes llega a Estados Unidos lo primero que negocia es la residencia en ese país, y por esa vía obtiene otro beneficio que es evitar una extradición que pueda solicitar la Corte Penal internacional, cuando se demuestre que en Colombia no hubo justicia frente a los crímenes de lesa humanidad que cometieron los paramilitares.

Para Torres, salen ganando los paramilitares, el gobierno norteamericano y el gobierno de Colombia, ya que para Uribe representa un aumento de su popularidad, además de que logra legitimarse ante el gobierno norteamericano, que de alguna forma veía debilitada su imagen por el proceso contra Yidis Medina.

Ante todo lo ocurrido el camino que observa el abogado torres para las víctimas es recurrir a la Corte Penal Internacional, por la violación del derecho de acceso a la justicia. Además habría que llevar esos casos a la Comisión Interamericana de Derechos Humanos, ente que podría sancionar al Estado por violar los derechos de verdad, justicia y reparación.
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Correa: "Debemos conversar con Uribe"
De gira en Europa, el presidente de Ecuador Rafael Correa ha convertido en eje central de su agenda la crisis con Colombia, que llegó a su punto más álgido a principios de marzo y aún no se ha resuelto.
Durante su visita a París, Correa conversó con BBC Mundo, y aseguró en una entrevista que "el conflicto colombiano tiene una solución, negociada". Agregó que "es imposible controlar la infiltración de la guerrilla" en Ecuador y exigió a Colombia que cese la "campaña mediática" en contra de su país.

Este martes, el mandatario recibió el respaldo del presidente de Francia, Nicolas Sarkozy, a quien planteó la posibilidad de que Ecuador ofrezca parte de su territorio para que se concrete la liberación de rehenes de las FARC.
La siguiente es una versión editada de la entrevista.
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En Europa usted critica al gobierno colombiano de Álvaro Uribe por su actitud en la reciente crisis andina. ¿No le preocupa que esto vuelva a agitar la crisis que estuvo a punto de causar una guerra?

No he venido a acusar a nadie. He venido a decir la verdad y a contrarrestar una campaña mediática que inició el gobierno colombiano, de descrédito a nuestro país para tratar de justificar el bombardeo.
Imagínese, rompiendo toda norma de convivencia, de derecho internacional, bombardea el 1º de marzo nuestro territorio...
Supuestamente "por milagro" se salvan computadoras que nos relacionaban con las FARC y resulta que somos nosotros los que debemos pedir disculpas prácticamente, de acuerdo al gobierno colombiano. Eso es inaceptable. Hemos venido a decirle al mundo que no tenemos nada que ver con las FARC. El único contacto que teníamos era humanitario.
El problema en América Latina no son los vecinos de Colombia; el problema es Colombia. Ecuador es uno de los países más pacíficos de la región y no tenemos la guerrilla, los paramilitares, el narcotráfico, los cultivos de droga, la parapolítica ni la narcopolítica que lamentablemente sí existen en Colombia.

¿Qué se necesita para que esta crisis se resuelva definitivamente?
Que el gobierno del presidente Uribe cese su campaña mediática contra Ecuador. Y de ser posible -esto es un deseo, ya no una exigencia-, que acepte la mediación de la comunidad internacional para buscar una salida pacífica a la guerra colombiana.
Porque su conflicto se está desbordando, ya es un foco de inestabilidad para toda la región. Es un país soberano y puede decidir tratar de acabar militarmente el conflicto, pero ya está afectando a la región entera. Es un problema de todos.

Para que se resuelva la crisis, ¿Colombia debe terminar sus actividades militares contra las FARC?
No, con su campaña mediática contra Ecuador. Solamente la semana pasada, en otra grosería más contra Ecuador, el presidente Uribe acaba de decir que ojalá Ecuador pare ya de albergar terroristas, dando a entender que deliberadamente protegemos a las FARC.
Otra calumnia más.

En esas condiciones, ¿cómo vamos a superar el conflicto?
Estamos dispuestos a reanudar lo más rápidamente relaciones bilaterales, porque a nadie le conviene esta crisis, pero en un marco de justicia y dignidad.

Usted critica el enfoque militar que Colombia da al problema del narcotráfico y la guerrilla. ¿Qué haría su gobierno si encuentra un campamento de las FARC en su propio territorio?
No critico eso. Colombia es un país soberano.El problema es que esa decisión unilateral ya nos está afectando. Porque Colombia desprotege su frontera.Nosotros tenemos 13 guarniciones militares en la frontera norte; Colombia tiene dos.

Ecuador no limita con Colombia, limita con las FARC y eso es deliberado para que ataquen ellos el norte, y nosotros tenemos que involucrarnos y aguantar a las FARC.
Si nosotros descubrimos un campamento de las FARC en nuestro territorio lo capturamos, como ya hemos hecho decenas de veces.
Hemos desmantelado en los últimos años más de 100 campamentos; 47 en mi gobierno.

La información divulgada sugiere que el campamento de las FARC que atacó Colombia en Ecuador era permanente, no de paso. ¿No hay una autocrítica de su gobierno por haber permitido eso?
Primero, las FARC no tienen campamentos permanentes. Son temporales de dos o tres meses. Segundo, ¿qué autocrítica va a haber? Ni Estados Unidos puede evitar la inmigración, por eso está construyendo un muro en la frontera con México.
Acusarnos de dejar infiltrar a las FARC es análogo a acusar a Colombia de dejar salir a las FARC. Esto es responsabilidad de Colombia. Nosotros controlamos nuestro territorio.No tenemos cultivo de drogas en nuestro territorio. Pero es imposible controlar la infiltración de la guerrilla.
Hacemos lo posible para capturar los campamentos y laboratorios de droga, pero siempre habrá infiltración. Si vamos a la autocrítica, por cada campamento que tenemos infiltrado en nuestro territorio, Colombia tiene 200.

¿Con el presidente francés Nicolas Sarkozy conversaron sobre la posibilidad de que Francia pida levantar a las FARC de la lista de grupos terroristas de Europa?
Sí, coincidimos en esa posición. Si las FARC liberan incondicionalmente a los secuestrados, si cesan sus ataques terroristas, si respeta el derecho humanitario, si controla un territorio como ya lo controla y tiene un ejército organizado y jerarquizado, responsable de sus acciones, pues se les podría dar el estatus de beligerante, y ahí sí convertirlas en interlocutoras válidas para un proceso de paz.
Porque sinceramente pensamos, creo que eso comparto con el presidente Sarkozy, que el conflicto colombiano no tiene solución militar sino una solución negociada.

¿Entonces usted no está de acuerdo en darle ya mismo a las FARC un estatus de organización beligerante?
De ninguna manera. Esa jamás ha sido la política de Ecuador. Nosotros no los calificamos de terroristas como ningún país de América Latina los califica, ni la propia Colombia antes de Uribe. Les damos el estatus de insurgentes o irregulares. No les damos el estatus de beligerantes porque son inaceptables acciones como secuestro de inocentes, actos terroristas, atentados al derecho humanitario.
Mientras no cesen esas prácticas, que las rechazaría hasta el propio Che Guevara, es imposible hablar de reconocer a las FARC como fuerza beligerante.

¿Qué le diría al presidente Uribe si se encuentra con él en la próxima cumbre de Lima?
Lo saludaría como representante de un país hermano. Como estadista que soy y responsable de todo un pueblo, el pueblo ecuatoriano, sé que tenemos que conversar con el presidente Uribe lo más pronto posible.
Ahora, la confianza en él jamás será reestablecida. La confianza es como el cristal: si se rompe lo puede pegar, pero ya quedó marcado para toda la vida.

Usted decidió cerrar la base militar de Manta que Estados Unidos tiene en Ecuador. Según Washington, esa base militar permitió el año pasado hacer 200 incautaciones de cocaína. ¿Le preocupa que el cierre estimule el narcotráfico en la región?

Que la pongan en Colombia. ¿Cuál es el problema? Pero el tratado es hasta el 2009 y le hemos avisado con la suficiente anticipación a la embajada norteamericana en Ecuador que en uso de nuestro derecho soberano, no renovaremos ese tratado.
Si tan importante es la base, que la pongan en Colombia, que es productor de droga. Nosotros no somos productores de droga.


Ecuador reitera su rechazo frente al terrorismo de las FARC
En su estadía en Europa el presidente ecuatoriano Eduardo Correa, se reunió hoy en Bruselas, Bélgica, con el alto representante para la Política Exterior de la Unión Europea, Javier Solana, con quien conversó sobre los problemas diplomáticos con Colombia y la guerrilla de las FARC.

Correa rechazó una vez más la incursión militar de Colombia en territorio ecuatoriano durante el operativo que dio de baja a Raúl Reyes y además expresó que sí Colombia decide seguir combatiendo el conflicto militarmente, pide respeto por la fronteras, pues Ecuador es “víctima y no cómplice” del conflicto colombiano.

Sin embargo apuntó que su país acoge a 50.000 colombianos "refugiados" y 300.000 más sin ese estatus, que mantiene 11.000 soldados y policías en la frontera norte, con un coste de más de 100 millones de dólares anuales, y ha sufrido "decenas de muertos”, según informó el diario ecuatoriano El Comercio.

Luego de la reunión, Solana le expresó a un grupo de periodistas, su satisfacción frete a la posición que asumió el presidente ecuatoriano con la lucha contra el terrorismo.

vendredi 25 avril 2008

Colombie, Uribe a des soucis...






Ah, il est vraiment chouette cet ordinateur de Raul Reyes, le Numéro 2 des FARC.
Il nous a révélé tellement de choses bien commodes sur les "méchants" qui aident ces "vraiment méchants", les "liens" et "financements" de certains Etats-voyous à ces "terroristes", ces fameux Rogue States chers au Department of State que seraient désormais, implicitement, le Venezuela ou l'Equateur.
Et tant de perles, lâchées au compte-gouttes, au moment le plus opportun comme de bien entendu.

Quelle habileté machiavélique d'Uribe, de l'Oncle Sam et de leurs Spin doctors dans cette affaire.
Et nous, de gober tout ça sans autre forme de jugeotte.

A chaque emprisonnement d'un proche pour le scandale de la para-politique (liens Uribistes-milices d'extermination), chaque problème judiciaire d'un soutien politique fort du Président Colombien, blam, on lâche un rideau de fumée sur le mode "mais regardez plutôt par là, bouh les vilains FARC". Et le suivisme moutonnier des médias fait le reste.

Ce que ne dit pas, et pourtant ce qu'il dirait certainement s'il était moins manipulé, cet ordinateur super-blindé anti-bombardements (à base de kryptonite certainement?), ces non-dits qui pourtant sont au cœur de tout ce système immonde qui ronge et pourrit ce pays;
bref, les VRAIES QUESTIONS qui sont au cœur de toute cette merde, et que bizarrement ne dit JAMAIS cet ordinateur, et qui sont TOTU AUSSI VALABLES POUR LES PARAMILITAIRES, ce sont:
- A qui les FARC achètent leur armes? Sur quels marchés? Via quels intermédiaires? Quelles nationalités? Quels passe-droits? Quelles complicités mafieuses et institutionnelles? En Europe, au Moyen Orient, en Russie, de même et au même niveau qu'au Venezuela, au Panama et aux Etats-Unis?
- Comment payent-ils leur fournisseurs? des liasses de billets dans des malettes ou des sacs de patate? Nan cousin, via quels circuits financiers, quelles sociétés écrans, quels mécanismes de blanchiment d'argent, quelles banques, dans combien et quels pays?
- A qui les FARC vendent la pasta base, la cocaïne? Comment les acheteurs leur payent? En nature? En cash? En informations stratégiques? les Trois?
- Quelles complicités et alliances stratégiques dans les institutions Colombiennes, les fonctionnaires civils et militaires? Pourquoi ne parle-t-on jamais de ces liens là?
- Combien d'alliance avec les narcos, les paramilitaires, combien de pactes de partage territorial avec eux et avec les politiques qui les parrainent?
- Combien de voix électorales achetées, vendues par la menace et le sang?
- Qui fournit les biens et services aux FARC? quels moyens? comment ils échangent leur valeur?
- Qui se retroue obligé de payer l'impôt révolutionnaire, la vacuna? Qui paye de l'aregnt contre libération?
- Combien de politiques aidés pour arriver au Congrès?
- dans quelles institutions financières les Commandants de FARC ont leur Biens, patrimoine?
- Les investissment en Colombie, ou, qui, combien? Combien de sociétés privées, dans tous les secteurs, sont de l'argent lavé par l'argent du crime organisé et du narco? -Qui sont les liens de contact avec l'Exécutif, le législatif, le judiciaire,les forces armées?

Que l'on arrête de nous bassiner aussi avec la popularité d'Uribe.
Et d'une, les sondages dans ce pays ne se font que sur échantillon de 1000 personnes vivant à Bogota, Cali, Baranquilla, Medellin et Baranquilla. Des villes qui effectivement ont vu un mieux sur les routes et les kidnappings.
Mais la guerre se joue surtout en milieu rural, qui compte tout de même 35% de la population. Pensez-vous vraiment que 85% des colombiens soient dupes à ce point?
Mais qui fait l'opinion? Qui sont les propriétaires des grands titres, à part la toute puissante famille Santos, omniprésente au gouvernement?
Qui alimente cette idée perverse qu'au fonds, les paramilitaires ont été une sorte de mal nécessaire en ce moment, disculpant le cousin du Président qui a un dossier bien chargé en la matière?
Et de deux, les opinions qui sont lassées de ce conflit armé interminable sont toujours plus sensibles aux discours de fermeté, de force brute et aux pratiques guerrières, et au bombardement de propagande quotidienne, même si dans le fond elles ne font qu'attiser le feu. Et ajouter de la violence à la violence, perpétuant ainsi le cycle de la haine et des vengeances.

La paix, il faut du courage, une vision, du panache, des conditions, une pression internationales habile, des Grands Hommes pour la faire.

Tout n'est que médiocrité en ce moment.
Quant à l'avion français, Uribe a manipulé les Français, une fois de plus.

Les élites Colombiennes n'en veulent pas.
La guerre, c'est bien juteux pour tout le monde.
C'était vrai en Angola, vrai au Sierra Leone.
La guerra es un tremendo negocio.

Uribe a des soucis.
On en est à 50 congressistes et hauts fonctionnaires 100% Uribistes liés aux Paracos.
Le TLC n'avance pas, on en est à 23 syndicalistes tués depuis janvier.

Les choses deviennent de plus en plus difficiles à filtrer, occulter. Ce n'est que le début. Uribe en ce moment, c'est Fujimori en 1992 qui change tout son Tribunal Suprême au moment ou trop de gens ont trop de choses à dire.
Uribe finira comme Fujimori.

A moins qu'il ne se décide à négocier un accord humanitaire...
On en est loin.
Et Ingrid, et les autres, continueront de s'éteindre, à petit feu.

Regardez chez Tonio le thème de l'extradition des paracos et narcos vers les USA. Uribe est furieux et s'en prend aux juges, qui refusent que les paras partent avec tout ce qu'ils ont à dire aux victimes et à la société. Rien de louche, n'est-ce-pas?
la Colombie est le SEL pays au monde qui fat toujours TOUT ce qu'il peut pour expulser ses pires malfrats ailleurs, loin. Et qu'ils la ferment.

2 dépêches sur Uribe, seulement aujourd'hui:

Otages des Farc: la libération de Betancourt était sur les rails jusqu'à la mort de Reyes
AFP - Jeudi 24 avril, 12h37MADRID (AFP) - La libération de l'otage franco-colombienne détenue par les Farc, Ingrid Betancourt, était sur les rails jusqu'à la mort du numéro deux de la guérilla colombienne, Raul Reyes, le 1er mars, a déclaré la sénatrice colombienne Piedad Cordoba au quotidien espagnol El Pais jeudi.

"Les choses allaient très bien pour la libération d'un des +gringos+ (un Américain, NDR) séquestré. Dans le lot se trouvait aussi Ingrid. Mais tout a été mis par terre avec ce qui s'est passé le 1er mars", selon Mme Cordoba, qui a joué le rôle de médiatrice entre le gouvernement et la guérilla.

Raul Reyes est mort dans l'attaque par les troupes colombiennes d'un campement des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) le 1er mars en territoire équatorien. Cette attaque fut à l'origine d'une détérioration de la situation, selon la sénatrice de l'aile gauche de l'opposition au gouvernement de droite du président colombien Alvaro Uribe. "Ce fut un coup fatal à la confiance que les Farc plaçaient dans le gouvernement (colombien). La France a été la grande perdante", déclare Mme Cordoba.

Ancienne candidate écologiste à l'élection présidentielle en Colombie, Ingrid Betancourt, détenue depuis plus de six ans, est l'une des 39 otages dits "politiques" que les Farc proposent de libérer contre quelque 500 guérilleros emprisonnés. Dans l'entretien au Pais, Mme Cordoba critique durement le gouvernement qu'elle accuse d'utiliser le cas Betancourt pour détourner l'attention de sujets politiques embarrassants.

"Le gouvernement d'Uribe a dit qu'elle (Ingrid Betancourt) allait mourir, et a permis à la France d'envoyer un avion, seulement pour masquer un scandale politique, parce que le même jour, trois parlementaires accusés de relations avec les paramilitaires (d'extrême droite) étaient arrêtés", selon elle.

Les affaires dites de "para-politique" (pour paramilitaires) éclabousse depuis plusieurs mois le pouvoir colombien, accusé de liens avec les milices d'extrême-droite. Mario Uribe, un cousin du président colombien, a été arrêté mardi dans ce dossier. Le président Uribe a révélé mercredi qu'il était lui-même visé par une enquête à la suite d'une dénonciation d'un prévenu l'accusant d'être impliqué dans un massacre de paysans en 1997.

Le conflit entre les Farc et Bogota "s'est régionalisé de manière préoccupante", souligne par ailleurs Mme Cordoba. "Beaucoup de paramilitaires (colombiens) se sont appropriés des régions entières d'Equateur, et certains se sont entraînés en Bolivie, dans la zone de Santa Cruz, pour déstabiliser le gouvernement d'Evo Morales", assure-t-elle. Les pays voisins "commencent à exiger une solution au conflit", selon Mme Cordoba, pour qui "la Colombie est devenu un voisin embarrassant".



BOGOTA (Reuters) - Une ancienne parlementaire colombienne a affirmé que le gouvernement lui avait promis des avantages illégaux à condition qu'elle soutienne un amendement permettant au président Alvaro Uribe de se présenter à sa propre succession en 2006.

Une enquête a été ouverte lundi concernant cette accusation, qu'Uribe rejette. Yidis Medina affirme que le gouvernement lui avait promis des avantages politiques mais n'a jamais honoré sa promesse.

Dans une interview enregistrée en 2004 mais diffusée seulement dimanche, Medina affirme à un journaliste que des responsables du gouvernement lui avaient promis de la laisser nommer elle-même les membres de trois commissions de la province dont elle était élue, à condition qu'elle soutienne un projet d'amendement permettant à Uribe de se présenter pour un nouveau mandat.

Lors d'une réunion, Uribe lui-même lui aurait demandé son appui et lui aurait promis que le gouvernement respecterait son engagement.

"Il a dit qu'il voulait sauver le pays et qu'il avait besoin de plus de temps pour achever son programme", a-t-elle déclaré.

Uribe, qui se trouve à la moitié de son second mandat, a rejeté ces accusations.

"Le gouvernement persuade. Il n'achète pas les loyautés", a assuré le président colombien. "Nous ne tolérons pas la corruption."

Cette nouvelle affaire, qui vient s'ajouter à un scandale politique liant certains proches alliés d'Uribe à des escadrons paramilitaires d'extrême-droite, pourrait compromettre l'accord de libre-échange entre Bogota et Washington, auquel les démocrates américains font barrage en raison de la situation des droits de l'homme en Colombie.

Uribe a demandé une enquête sur le journaliste Daniel Coronell, qui a mené l'interview. Connu pour ses prises de position critiques envers Uribe, il contribue au principal magazine d'informations colombien et travaille également pour la chaîne de télévision Noticias Uno.

"Tout indique que le journaliste et son interlocutrice avaient évoqué au préalable les questions et les réponses, et qu'ils avaient mis de côté cette vidéo en attendant un moment qu'ils jugeraient favorable", a estimé Uribe dans un communiqué.

Yidis Medina, qui faisait partie de la coalition politique d'Uribe au parlement colombien, indique durant l'interview que la vidéo pouvait être diffusée soit si elle était tuée, soit si le gouvernement ne tenait pas sa promesse envers elle.

Hugh Bronstein, version française Gregory Schwartz

samedi 8 mars 2008

Classe magistrale de géopolitique latinoaméricaine pour le merdaillon du voisinnage

Chateau Rouge, Paris, en 2008.








L'enfant, 9 ans et demi, pose sa baballe. Ca fait un long moment qu'il me regarde en coin, avec stupéfaction; les réactions tout feu tout flamme, les moulinets qui s'agitent dans l'air, le visage rouge-violacé. Intrigué plus qu'apeuré, le bout de chou.
Un regard pour ses parents, tout aussi perturbés.
Il se lance.
Miguelito s'approche de moi et demande:

- Pourquoi que ce qu'y disent dans l'ordinateur, avec tous les monsieurs à moustache de là bas, pourquoi ça te rend tout fou et puis tout content, et puis tout fou encore?

Correa vient de plier, de fusiller le Chiot Impérial Uribe du regard et par là même vient de se culminer le plus fondateur des sommets latino-américains de ces dernières années.

Je pris alors l'enfant par les tempes, le soulevai du sol, devant ses parents médusés mais totalement paralysés. Et je lui tins à peu près ce langage, dans cette position pédagogiquement approprié, en hurlant vaillamment, comme de bien entendu:

" Enfin, enfin, la communauté internationale se penche sur le conflit armé interne de Colombie, et ne laissera plus Uribe le réduire à un problème de terrorisme.
Enfin, enfin les pays de la région décident SEULS de résoudre leurs différends et rappellent à tous ses membres la nécessité du multilatéralisme.

Tu comprends ptit Miguelito? Hein, tu comprendes Mendez?

La Colombie, mon coco, ce n'est pas en éliminant les FARC, évidente impossibilité militaire, quoiqu'en dise la propagande uribiste, qu'on va régler quoi que ce soit.

Ecoutes moi bien ptit con.

La Colombie, mon coco, souffre d'un conflit armé interne, de moyenne intensité,
dont les victimes principales sont la population civile rurale,
entre l'Etat colombien (appuyé par 12 milliards de dollars du Plan Colombie USA, en nombre le 5ème personnel militaire au monde, troupes et civils, selon le statistic book du droitier The Economist, je te le rappelle),
des groupes armés irréguliers (au sens ou ils ne respectent pas le droit international humanitaire ni le droit de la guerre),
notamment les FARC-16 000 hommes, l'ELN-5000 et des paramilitaires de 5 à 8000,
conflit armé aux soubassements politico-idéologiques encore (révolution marxiste-léniniste-bolivarienne, réforme agraire sans cesse repoussée, groupes d'extermination d'extrême droite etc),
aux comportements mafieux et aux méthodes bien souvent terroristes,
dont le narcotrafic est le principal combustible (et d'autres graves délits internationaux, dont le kidnapping, les trafics de faux billets, d'essence, la traite de personnes, le blanchiment).

Le problème du conflit colombien ne se résoudra que par une pression des pays de la région qui sont les premières VICTIMES de ce conflit, et par les pressions de l'UE.
Et des USA démocrates d'Obama ou de Clinton.

Je repose le merdaillon, et le reprend derechef par la salopette pour le balancer sans égards sur le canapé.


Semaine historique à bien des égards. On retiendra certes aussi, Miguelito, la grande foire de l'information et de la désinformation, les réactions hormonales de chefs d'Etat réduits aux gesticulations de parieurs de combats de coqs en transe...Les mensonges éhontés, systématiques et la mauvaise foi professionnelle d'Uribe, les provocations calculées de Chavez, l'agitation digne de Correa.

On retiendra le moment choisi pour attaquer militairement toute perspective de paix négociée, l'attentat délibéré à la libération de 12 otages supplémentaires, l'image de ce criminel contre l'humanité dans un sac à ordures, lui qui a reçu un coup de grâce, de dos, le bombardement pendant le sommeil, la nuit (crimes de guerre contre crimes de guerre...c'est si beau ce qui se passe chaque jour en Colombie Miguelito, hop, une baffe dans la gueule pour l'empêcher de fuir ce cours magistral),
on retiendra les imbéciles étudiants gauchistes mexicains de l'UNAM injustement massacrés et la survivante (tiens, petit monde, je connais un ancien élève de son père),
on retiendra la fameuse, indécente minute de silence pour Raul Reyes imposée par Chavez sur son Alo Presidente, l'envoyé spécial de la France, lui qui marche depuis 2002 dans des forêts pas possibles pour se faire toiser par Reyes, le seul interlocuteur important pour débloquer les choses, qui était ce jour là en chemin vers ce campement...('eut chaud la bite cui ci). Les intox fumeuses et calculées sur la libération imminente d'Ingrid, sur l'uranium et tous ses sous-entendus.

Mais derrière le show étalé dans les gazettes, tout était extrêmement sérieux.
Cette semaine laissera son empreinte, durablement. Tu comprends couillon de la lune?

TOUS les pays d'amérique latine, même le Pérou de Garcia, ont fait bloc contre le dangereux précédent de cette première attaque préventive dans la région.
Toutes les chancelleries étaient bien conscientes de quel type de doctrine militaire et quel type d'hyperpuissance manœuvre ce genre d'opérations.
Et les manip psychologiques globales qui ont suivi.

Les conséquences d'une absence de réaction auraient été incalculables.
Uribe a du céder. Pour le moment.

Là, sveltement, je fonce sur la maman, la voisine, et la regarde droit dans ses yeux mandes, me tenant tout contre ses seins ou est-ce l'inverse (paskaprès c'est le jour de la femme et j'aurai pu droit).

Car vois-tu Jeanine, ce regard puissant, viril de Correa, lors de leur poignée de mains habilement forcée par le Président Dominicain avec Uribe, c'est le symbole du début d'un rééquilibrage dans le jardin des USA. C'est énorme.

Alors que beaucoup craignaient ses diatribes enflammées, c'est bien le président du Venezuela qui a mis le sommet sur les rails de la réconciliation.

"Nous avons encore le temps d'arrêter un tourbillon que nous pourrions tous regretter", a lancé M. Chavez, qui a su, pour une fois, fermé sa gueule et être conciliant.

Haletant, suant, ébahi et assoiffé par l'insolent brio de cet exposé couillu mis correct en temps réel, je recule et sautille vers le frigo, me prenant une Corona d'importation bien méritée.

Le merdaillon va chialer sur les genoux de sa mère.

Et je me dis: S'ra jamais paraco ni FARCista cui là.
A son âge, Martin Sombra, le Commandant des Farc arrêté il y a 15 jours, commettait son premier meurtre en piégeant sa victime, elle même un tueur à gage qui faisait frire les oreilles de ses victimes. C'était il y a 40 ans.