samedi 25 août 2007

La Ceja, rayon boucherie (Bolivie)


Joyeux bouchers, Boris Vian,encore



La Ceja, rayon Boucherie.
Parce qu'il n'y a pas que Tio Patrick pour donner ses bons plans barbak.

Pouvez pas rater: prenez la carriole brinquebalante Numéro 24, direction El Alto, depuis les ruines de l'ancien ministère de la planification et du développement social, qui a brûlé en février 2003. Ca monte sec. Normal, zêtes à La Paz, la capitale la plus haut-perchée du monde. Passez devant le "marché chino"(profitez en pour choper les dernières offres "spécial recel"; avec un peu de chance on récupère la super hi fi des voisins pour super pas cher). Puis on passe devant le marché couvert des feuilles de coca; puis le coin-trottoir des aiguiseurs de couteaux, puis celui des poissonières. On continue de monter, de plus en plus haut. On est même à 400O mètres au dessus des normes d'hygiène ISK 234-E exigées par la Commission Européenne. Ensuite, prendre la deuxième à gauche (toujours à gauche, c'est là que se joue le mouvement), après l'atelier textile clandestin qui travaille la laine des alpacas (lainage doux comme de la soie, qui a été légalisé au Pérou).

C'est là. La Ceja, rayon boucherie.
C'est la Bolivie d'Evo et d'avant, aussi.

2 commentaires:

Patrick a dit…

Une fois la viande achetée, vous la coupez en fine lamelle, comptez 40 grammes par personne les jours de fête, puis faites-la frire avec quelques galettes de maïs dans votre récipient spécial friture, dont l'huile palme n'a pas été changé depuis 1 an et demi.
Et tout est prêt pour le festin que vous pourrez arroser d'aguardiente local si les élections sont proche, on a du vous en pourvoir généreusement avec collée sur la bouteille le logo de la liste savana pour laquelle vous devez voter.

Patxi a dit…

Mise en ambiance qui me laisse à penser que décidémment, tu en as fait qq campagnes là haut, en ecuador...