mercredi 8 août 2007

Larmes paysannes




Cotopaxi, ECUADOR.



Non au TLC.
Tratado de Libre Comercio.
Traité de Libre Echange.
Tiempo de Lagrimas campesinas.
Je répète.
Non au TLC.
Temps de Larmes Paysannes.
Tratado de Ladrones Corruptos.
Traité de Voleurs Corompus.
Non au TLC.

Voir, ces mains caleuses.
Sentir, comment la terre, la Pachamama, comme le petit bétail, font partie intégrante de la famille, de soi, de son imaginaire, de sa vie.
Et l'époque, qui s'abat sur vous, sur votre famille, sur votre communauté d'attache, sur vos rêves.
L'époque de la dépossession.
La révolution néolibérale (car elle portait ce nom), féroce réalité pour le monde paysan, dans cette région du monde, comme ailleurs, au Sud.
Pas dans la Beauce ni l'Oklahoma, pas dans la Brie ni l'Ohio, non, merci, ça va pour nos camarades céréaliers subventionnés jusqu'au dégoût, ça va pour eux. Merci. Un autre sigle trinitéen leur a prêté bonheur, pas le T.L.C, non, la P.A.C. ou l'U.S.D.A.

Comprendre la chute immédiate de la valeur, les asymétries, absurdités compétitives, le déracinement, l'exode rural, l'acculturation, la favelha, le barrio ou le bidonville de la mégapole latino.

L'effondrement des prix de produits agricoles de base que l'on spécule sur des marchés financiers, loin, bien loin de Cotopaxi. L'absence d'alternatives.

Des fois on se dit que c'est plus compliqué que ça.
Et puis, ces graffitis nous rappellent à la raison raisonnable.

Tiempo de Lagrimas Campesinas.

3 commentaires:

tonio a dit…

"des fois on se dit que c'est plus compliqué que ça.."
seulement quand on veut que se soit plus compliqué!

philippe a dit…

Tu dis vrai sur les graffiti aussi! Par ici, ils sont plus souvent d'extrème droite... Et ce qu'ils disent est sans ambiguité... L'homme qui écrit sur un mur en cachette, la nuit tombée, n'a pas le temps de faire dans le détail. Il dit vrai.

Patxi a dit…

L'homme qui écrit sur un mur en cachette, la nuit tombée, n'a pas le temps de faire dans le détail. Il dit vrai.

Image saisissante en effet, cher Mr Philippe.

pas toujours valable non plus, je pense aux grafs débilos ou aux couillons d'Iparetarrak qui taguent les agences immobilières du pays basque après les avoir plastiqué..
je dérive..c'est agréable quand on est en bonne compagnie.