vendredi 4 janvier 2008

Le voyage qu'on fait








« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait ou vous défait. »
Nicolas Bouvier (1929-1998)

Et le Marcel Proust de rajouter que le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.

Et le Patxi (...) de rajouter que le plus beau des voyages, c'est bel et bien de retrouver ces regards amis, une minute, une journée, une heure, redécouvrir ces vieilles canailles de potes de 25, 10, 7 ou 4 ans. Et se perdre dans leurs yeux, ceux là même qui se rident, imperceptiblement, se perdre et se trouver dans leurs récits de vie, dans la chaleur enivrante de leur camaraderie pure et dure.

Le plus beau voyage qu'on fait, c'est retrouver Noël en Pays Basque, la chaleur familiale, retrouver la Mère, les Soeurs et toutes les super biatches de ce grand loco de matriarcat qu'est ma famille gasconne.

Retrouver, aussi, ces endroits d'étude ou de sèche, de Gloria Hosanam ou de perdition, retrouver ces lieux de mémoire chargés de mouille, de Joies intenses, de stupre, de quelques larmes, de gros rires gras et de petits chagrins d'amour.

Retrouver, aussi, ses rêves d'enfant, les jauger à l'aune de nos réalités du moment, réelles ou fantasmées, retrouver Toulouse, Paris, Bayonne, et leurs odeurs de rose et de pisse.
Rire de ce double héritage familial "BCM", de tenanciers de Bordel Cracra pour Mimile du sous prolétariat parisien(dynastie paternelle) et de ce Bas Clergé Missionaire de gauche (dynastie maternelle); imaginer ce que serait ma vie avec telle ou telle; imaginer ce qu'il se serait passé si cette prof de Philo ne m'avait pas poussé, ou ces profs de littérature et d'histoire, encouragé (je serais probablement prof d'histoire en déprime dans le 9-3 au ciel si lourd, si bas, si gris).

Ne rien regretter, malgré la nostalgie passagère et tous ces gens qui vous manquent tant. Aimer son présent, son futur.

Prendre la route, à nouveau.

Le retour en terre(s) d'origine, ce voyage qui vous fait et vous défait.
Ce fut grand, doux et bon.


Gracias por su amor.

2 commentaires:

mcbouille a dit…

lu et approuvé

Anonyme a dit…

Tu fais chier.
Parce que t'écris bien, que tu choisis bien la musique, parce que tu parles directo à ma nostalgie.
Tu fais chier.