samedi 4 octobre 2008

Cyniques petits rapaces




Un combattant dépité, dans une rue de Bogota




Comment le capitalisme financier de notre temps façonne de très cyniques petits rapaces...Vas donc voir par ici.

Comme le dirait l'autre...
Alors qu'il y a encore quelques semaines, tous ceux qui, comme moi, critiquaient ouvertement et vertement le capitalisme débridé se faisaient traiter de réactionnaires allergiques au progrès et incapables de se conformer à la réalité, voilà que ces derniers jours, les très nombreux thuriféraires du marché triomphant expliquent à longueur de colonne à la une que les marchés ont soufferts d'un défaut de régulation et qu'ils ont toujours dit que l'immobilier, c'est comme les arbres, ça ne grimpe pas jusqu'au ciel.
Bande de faisans !


Certains de ces spécimens m'envoient des mails, avec leur style inimitable, fondé sur la discourtoisie décontractée, sûre d'elle et dominatrice; le phrasé faussement cool et vraiment "intéressé", basée sur une supposée proximité de génération et deux-trois compliments artificiels et fadasses.

Raââââ les cons. Sont vraiment mal tombés là.

Ces quelques individus, peu nombreux, mais pugnaces comme des poux, demandent des conseils, 100 balles et un Mars, en vue de leur prochaine installation en Amérique latine, qui semble occuper dans leur imaginaire une place à part. A leurs yeux, la région latina, c'est une sorte de vaste cocktail-pina colada frappée, à base de nichons, palmiers et opportunités financières pépères, semble-t-il. Ils lorgnent plutôt sur Rio, Mexico ou Buenos Aires.

Ami blogueur de rezolatino, gare! Ils cherchent à se recaser!

Face à ces velléités de reconversion de mini-traders à la con qui cherchent leur place au soleil, après avoir fait mumuse à la City, je n'aurai qu'un mot, simple, franc et massif:

Qu'ils aillent se faire foutre! Des putains de coups de latte dans la gueule!
Vas te faire foutre David Mon cul! Antoine de ta race aussi, là, dégages!

Vous auriez pu prendre une minute pour lire ce machin-blog, et vous auriez saisi que je ne suis que prurit gauchiste, maldito mamahuevo! Et que je ne vous ai jamais aimé!

Ça fait 10 ans qu'on vous dit tout le mal qu'on pense de vous et de vos placements irresponsables, petits merdeux!

Tiens, j'en profite, petit banquier de mes couilles, Eric L., toi là, qui me suit depuis mon compte courant qui avait 854 francs, qui t'es tellement foutu de ma gueule, il y a quelques années, quand je t'ai demandé si vous aviez des placements d'épargne solidaire, bouffon, plutôt que tes subprimes de merde. Tu m'as ri au nez.
Tu as raillé mon refus de placer quoi que ce soit.

Tu voulais me vendre du boursicotage foireux, je t'ai dit que je ne voulais pas participer de cette économie de casino. Je t'ai parlé de la spéculation sur la roupie indonésienne, sur la base de speed funds, qui a ruiné le pays en 1997, en un mois, ta culture économique ne te portait pas bien loin et tu ne savais pas de quoi je causais, évidemment. Je t'ai parlé de cette future catastrophe aux USA, prévisible, connue, l'effet domino de la bulle immobilière. Tu m'as ri au nez, m'a comparé à ce curé venu avec les mêmes préoccupations. Tu avais ce regard amusé du gars qui a trouvé le client "fun", animal étrange du jour.
Les types dans ton genre, pour quelques jours encore, vont enfin fermer leur gueule.
Pour quelques jours, encore, jusqu'aux mesures illégitimes, inouïes, qui nous permettront de continuer, tous, à notre petit niveau, notre course vers l'abime.

Eric mes couilles!! Je ne suis pas curé, connard!

Pour y voir plus clair, la meilleure analyse (en espagnol) sur la crise économique actuellement disponible se trouve possiblement par ici.

4 commentaires:

Michèle a dit…

Et... PAN ! c'est ce qu'on appelle bien envoyé ! combien de fois n'avons nous entendu chômeurs ? z'ont qu'à travailler ! si voulaient y trouveraient !

Patrick a dit…

Ces quelques individus, peu nombreux, mais pugnaces comme des poux, demandent des conseils, 100 balles et un Mars, en vue de leur prochaine installation en Amérique latine
2 à 3 par semaine !
Incroyable, d'autant que pour la plupart ils ne parlent même pas la langue

tonio a dit…

c'est marrant, ce combattant de Bogotá, dépité mais pas triste, je le vois tous les matins, pour aller au boulot, et tous les soirs, pour revenir chez moi ou aller au bar du coin, je l'aime bien...

mcbouille a dit…

Bravo, du pur jus, c'est beau!