lundi 19 mai 2008

Explorations


Une fois n'est pas coutume, Buenos Aires



Une fois de plus, Celia Cru'


Rien n'a été découvert,
parce que rien n'a été découvert totalement.
Ce ne sont que des approches, des révélations fragmentaires.
Plutôt que de découvertes, on devrait parler d'explorations, de trouvailles,
et même d'inventions.

Roberto Juarez


En parlant de découvertes...A la lecture de ce blog, 8 méridiens- parallèles 8, je sens bien qu'il va falloir un jour mettre la clé sous la porte. A quoi bon continuer, si tout y est! De la grande qualité. C'est soigné, c'est intelligent, c'est un passeport culturel pour les amériques latines.

Allez déguster cet extrait, sur un livre de Gruzinsky, la Grande référence sur le Mexique:

Si les civilisations précolombiennes ont incontestablement été occidentalisées, si toute l’Amérique latine porte en elle les traces d’une histoire irrémédiablement disparue, qui ressurgit des hiéroglyphes opaques de tel temple maya ou du catholicisme animiste de certains peuples andins, le métissage est, pour l’historien, bien plus complexe que ce qu’il est convenu de croire. Il ne s’agit pas de rechercher, au sein du monde européanisé d’Amérique latine, tous ces petits décalages qui rappellent la différence, le lointain, l’exotisme. Ni d’imaginer, au moment de la conquête, deux cultures solidement définies, qui se seraient affrontées jusqu’à la victoire définitive de la culture occidentale, dans laquelle auraient été oubliés quelques petits « restes » préhispaniques. Le métissage culturel, d’abord, est un phénomène de longue haleine, une suite de modifications minimes d’une culture qui, au terme de plusieurs décennies, parfois de plusieurs siècles, finissent par donner lieu à une situation nouvelle dont les origines sont extrêmement difficiles à saisir. Pour illustrer cette conception du métissage, Serge Gruzinski utilise l’image du nuage : forme mouvante en soi, un nuage s’amalgame à d’autres nuages, se transforme au gré des courants, change en permanence. Telles sont les cultures.

5 commentaires:

dulconte a dit…

ahahah je ne connais même pas la Boca.

Tu es parmi nous?

emi a dit…

C'est exactement cela, puisqu'on sait que les cultures précolombienns ne représentaient pas des "blocs" uniformes et homogènes mais étaient déjà en elles mêmes les manifestations d'un syncrétisme complexe. Très bon texte qui explique pourquoi tout n'est jamais noir ou blanc, tout n'est que nuance...

Michèle a dit…

Noon Patxi ! surtout ne met pas encore la clé sous la porte ! Je n'ai pas encore eu le temps de faire un tour sur le blog dont tu fais l'éloge et ne doute pas qu'il soit excellent ! Cela dit toi tu excelles dans d'autres domaines, notamment la catégorie "femmes" ... ben oui quoi ! c'est agréable un mec qui écrit si bien quand il parle de femmes...

Patxi a dit…

dul, non rien de prevu.
Bs aires c'est Paris + Milan + Barcelone + un gros supplement d'ame + plein d'autre choses.mais c'est bien loin. j'irai volontiers vous voir algun dia..
Michele, votre flagornerie m'est suspecte..ON va voir, je ne suis pas las.Des que je le serai, je partirai en silence. Avec l'affichage de ma gueule l'espace de qq jours, genre..
emi, je vais en bolivie en septmebre ou octobre. Nos vemos alla?
abrazo

Michèle a dit…

Je suis sincère, je pense à "la mama de l'expat", et autres poèmes...