lundi 9 juillet 2007

Le Car - Guatémala


Le Car.


Java + Renault 5: une petite touche d'accordéon en pleine jungle

Livingstone est un modeste port de pêche du Guatémala. Enclavé. Improbable.
Oui, improbable. On peut le dire.
Accessible uniquement par voie d'eau: par la mer, depuis Puerto Barrios, lui même un vieux port déclinant dont les façades de planches d'ébène pourries pleurent leur éclat de jadis; OU par le Rio Flores, fleuve intrépide et à la faune féroce, qui remonte une zone de jungle bien épaisse là bas, vers le Nord.
Le village est composé de populations noires (des garifunas, au langage alliant yoruba, le même qu'au Nigéria, créole français, anglais, espagnol, portugais etc), mais aussi de mayas, et de métisses. Trois gros tiers, chacun dans son secteur, mais sans annicroches.
Pas mal de petites cabanes sur pilotis pour le voyageur back packer.
Pas mal de rastas occupés à vendre des boulettes aux blondinnets en recherche d'exotisme.
Pas mal de bateaux colorés qui attendent paisiblement leurs maîtres, collés les uns les autres, tout contre l'embarcadère.
Mais des bagnoles, non, je n'en ai pas vu. Tout se joue à pied, là bas. Ou en bateau.
Enfin si, il y en avait bien une. Une voiture qui trône fièrement devant le siège administratif des pêcheurs.
Le Car.
Renault 5.
Le Car. La Classe.

2 commentaires:

guillaume a dit…

Monsieur Patxi, je ne veux pas faire le chieur, mais je crois que le Yoruba ne se parle pas au Cameroun (peut-être à la frontière avec le Nigéria?? mais même pas sûr car les Yorubas vivent plus de l'autre coté du Nigeria, du côté de Benin et Togo...).
En tous les cas je ne savait pas que le Yoruba (c'est aussi une tribue Nigériane) se parlait en Amérique du Sud!!!

Patxi a dit…

Merci Mr Guillaume pour l'eclairage!
yoruba, la meme base linguistique qu'au nigeria et les 25 000 de la diaspora un peu partout + benin + togo.
Du coup suis alle verifier a posteriori, ce qui n est pas tres scientifique comme demarche...mais ca m'aide a me souvenir ce que nous avait compte le maitre d'ecole de Living Stone (nom interessant.......), au camarade Keffelec et moi meme.
et ca donne ca:

Beaucoup des descendants des Garifunas vivant aujourd’hui en Amérique centrale ont conservé leur langue et leur culture, mais ceux qui, au XXe siècle, se sont réfugiés aux États-Unis (plus de 100 000) ont perdu définitivement leur langue, comme d’ailleurs les descendants des Garifunas qui étaient restés aux îles Saint-Vincent et Dominique. On estime à quelque 500 000 personnes associées culturellement aux Garifunas. On en trouve aux États-Unis (notamment New York, La Nouvelle-Orléans, Los Angeles et Miami), à Saint-Vincent, à la Dominique, en Martinique, au Mexique, au Belize, au Guatemala, au Honduras et au Nicaragua.
La langue garífuna est encore parlée au nord du Honduras, au sud du Belize, au sud-est du Guatemala et dans certains centres urbains au Nicaragua. Seule une minorité — peut-être 150 000 locuteurs? — parlerait encore la langue ancestrale à base d’arawak, avec des mots d’origine africaine (surtout yorouba), française (env. 210 mots), anglaise (env. 50 mots) et espagnole (env. 210 mots). C’est là l’héritage linguistique des guerres qui se sont déroulées contre les différents envahisseurs européens. Les plus grandes concentrations de locuteurs du garufina résident au Honduras (98 000), au Guatemala (16 000), au Belize (12 000) et au Nicaragua (1500).