jeudi 11 juin 2009

Benicio Del Toro, confondant d'angélisme



Benicio del Toro, au passage sosie de votre serviteur selon quelques flagorneuses pré-ménopausées qui me tiennent de collègues de bureau, tu le connais. C'est cet acteur porto ricain (et dans PortoRicain, y a ricain...), formidablement talentueux, notamment dans l'immanquable Traffic (2000) et dans le plus convenu 21 grammes (2003), à la crinière souple, aux yeux usés par le temps comme par les doutes existentiels. Et aux relents fébrilement gauchisants.
Dernier élément qui, évidement, a priori, emporte aisément le suffrage de ma sympathie.

Mais depuis que j'ai vu cet entretien qu'il accorda en début d'année à une journaliste, du typique archétype speakerine floridienne bourgeoise refaite cubaine exilée hargneuse de mauvaise foi mais pro de Miami (rajoutes les traits d'union, suis dans un cyber), dans le cadre de sa tournée promotionnelle des deux films qui retracent la vie du Guerrillero argentino-cubain, alias Che Guevara, bah j'ai comme perdu un copain virtuel de plus.

Bah oui. Bon elle lui sort le couplet classique communsisme= Hitler...Il bronche que piteusement.
mais ça s'aggrave ensuite.
Non seulement il est à côté de la plaque, mais en plus il s'enfonce de plus en plus, à l'évocation facile et pourtant légitime des aspects les plus sombres du Che: le tueur des 400 opposants réels et figurés de la prison, les déclarations réelles données aux Nations Unies (on les buttera tous...), l'intransigeance obtue et meurtrière, les impasses de la révolution du Che etc.

Il semble ignorer complètement l'autre Ernesto Guevara, sa sombre profondeur, sa complexité historique. Le sang; la tragédie totale...Une chose, le film; une autre, ces discours pro-Che très très light.
Ce qui surprend car Benicio a toujours dit qu'il avait mis 7 ans à tout étudier sur le personnage...

Donc, oui, effectivement, les artistes et la politique, c'est pas toujours terrible terrible.
C'est comme si Patxi, éminent politologue de cantina (avec diplômes encadrés, accrochés dans un coin de la cuisine, près de la hotte), toi même tu sais, commençait à jouer du banjo. Pas terrible terrible.

Bon bah je vais ranger mon Benito virtuel dans mon petit Tuperware d'amis pour de faux qui m'ont fait l'honneur de leur haute trahison pour "délit de tartufferie, d'angélisme benoit et de béatitude idéologique foncièrement risible".

Qu'il soit, sur le champs, exécuté par mes bataillons de soldats (de plomb...)...

4 commentaires:

tonio a dit…

je veux une photo des diplômes encadres a cote de la hotte. ;-)

emi a dit…

Il faut parfois savoir faire le vide autour de soi don Patxi!

julie.deffontaines a dit…

Bonjour,


Je me permets de vous contacter à propos de Paspourdesprunes.com : un site destiné aux Français à l’étranger curieux des coutumes et cultures des pays dans lesquels ils vivent. C'est aussi une vitrine pour les blogs dont je publie des extraits selon les thématiques que vous découvrirez en nous rendant visite.

J'ai ouvert le Pérou et le Venezuela et aurais aimé savoir si vous accepteriez que je publie certains de vos posts pour enrichir la base de données de ces pays en mettant un lien vers votre blog et en vous tenant au courant dès que c’est fait pour que vous puissiez apporter des corrections si nécessaire.



En vous remerciant de l'attention que vous pourrez porter à paspourdesprunes,


Au plaisir de vous lire,

Julie Deffontaines
http://www.paspourdesprunes.com
julie@paspourdesprunes.com

Patxi a dit…

Chère Mme,
Vous me voyez bien obligé d'accepter votre aimable proposition qui, à rebours de biens des sollicitudes de ce type, se trouve hors de la sphère crypto-marchande sponsorisé. Donc: yabon.
Il s'agit d'un très bel espace de partage, coopératif, artisanal, horizontal, sin fines de lucro-sans but mercantiliste brut.yabon-bis.
Volontiers.
Merci de m'écrire sur mrpatxi@gmail.com pour que je puisse savoir quels billets vous intéressent.
Saludos cordiales,
Patxi