dimanche 9 mars 2008

Potosi, le paradoxe de la pauvreté


Mineur de Potosi, Bolivie, XXIème siècle



AME LATINE, c'est l'actualité de l'Amérique latine en France, chaque mois.
Je ne les connais ni d'Adamo ni d'Evita, mais ils ont tout de même décidé de me faire de la pub, comme ça.
Et du coup il y a quelques badauds de plus qui trainassent par ici.

Je tiens illico presto à les informer/prévenir qu'il y a tout un tas de règles par ici. On est pas chez mémé le mercredi pour bouffer des boudoirs, jouer au ptit cheveaux et pécho la piècette de 10 francs (pendant que la sirène des pompiers hurle, à midi pétante). On est pas non plus dans le contre-camp alter-hippie-dégueu des alter-alter-globalisations de Porto Alegre. On n'est pas là non plus pour se siroter de la pina colada ni se bronzer la chouche idiotamente. Nan.
Ici ça bûche ça bêche et ça lambine ardu.

Alors pour les nouveaux venus, interro de rentrée: zallez me rendre une fiche de synthèse (en trois mots) sur ce bijou de site également mis en valeur chez Ame latine.

Ca s'appelle Vale un Potosi. C'est passionnant à tout point de vue.
On comprend les paradoxes de la richesse et de la pauvreté des pays d'amérique latine et plus généralement du Sud, par le truchement (oui, truchement) de l'exemple bolivien.
La question de Potosi, je souhaite l'aborder en détail depuis qu'existe ce blog.
Mais ça demande un talent et un temps qu'ont ces historiens et chercheurs français.
C'est parfait. Si tu souhaites comprendre le décollage du capitalisme en Europe, intéresses toi à Potosi.


Cette étude propose d’abord d’illustrer ce paradoxe en contrastant, à partir d’exemples, richesse et misère, sur la longue durée, et jusqu’à nos jours. Nous nous attacherons particulièrement à choisir des exemples soulignant les écarts existant entre les représentations de la Bolivie qu’on présente à l’étranger —un pays indien implacablement maintenu au-dessous du seuil de pauvreté par la malencontre de la colonisation, de l’impérialisme et des politiques néo-libérales—, et les relations des Boliviens à la richesse, beaucoup plus nuancées, que traduisent la souplesse et la rapidité de leurs réactions aux conjonctures, des cultes et des fêtes, comme celles d’Urkupiña et de Las Alacitas, qui expriment sans réserves le désir d’enrichissement facile.

D’autre part, nous tenterons une explication de ce contraste qui est le plus souvent présenté comme le résultat d’un simple pillage de prédateurs étrangers au pays, une thèse qui a le mérite de la simplicité mais qui ne résiste pas à l’analyse. Il suffit d’évoquer deux figures emblématiques de Boliviens fortunés pour s’en convaincre : Simon I Patiño, issu d’une famille d’artisans métis de la vallée de Cochabamba, a été le plus riche propriétaire de Bolivie et son principal banquier et même le magnat de l’étain le plus puissant de la planète dans les années 1930-40 ; ou encore Nicolás Suárez, issu d’une famille relativement modeste, qui fut surnommé le ‘Rockfeller du caoutchouc’ vers 1900, et qui régnait alors sur un territoire grand comme la Belgique et la Hollande réunies.

La question consiste donc à tenter de saisir pourquoi les immenses richesses engendrées par l’exploitation et la commercialisation des ressources nationales ne sont pas réinvesties dans le pays, et pourquoi elles n’ont pas permis d’enclencher le cercle vertueux du développement.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Non il y a des badauds qui t'ont découvert sans cette "pub" et je suis sûre qu'ils sont à la hauteur pour apprécier pleinement tes articles...
Michèle

Anonyme a dit…

ebeh Michele, c'tes bien beau tout ca, mais ta note de synthese??
Oukelle est donc?

Bon, il s'agit d'ironie comme de bien entendu ma grande.

Bienvenue a toi et mnerci de supporter le ton odieux de ce blogounet.Toujours un plaisir de voir des nouvelles tetes.

Que age as tu?
Tu es brune?
Tu es ne sous la X generation ou sous les 30 gloriosas?
hermosa?
rrrrrrrrrrroooo la la, suis intenable en ce lundi.a en faire fuir plus d'un...quoique..
patxi

Anonyme a dit…

Patxi, Blogounet:-)
Dans une autre spirale de jeu, vous êtes invité:-) Plus de détails sous la tente.
Loula

tonio a dit…

Patxi c'est quoi ce commentaire.... et ta femme elle lit ton blog?? Fais gaffe je t'ai à l'œil. En plus concentre toi tu as un travail à réaliser et j'attends le résultat dans 9 mois. jajajajaja.

Anonyme a dit…

De quoi il se mêle Tonio ?
C'est tellement bon quand c'est virtuel...

Bref Patxi doit être trop jeune pour moi de toute façon :-))

Michèle

Patxi a dit…

ne sois pas si sûre de toi Michèle.
Paxti est peut être plusieurs, Patxi est peut être une donzelle, Patxi est peut être là, juste derrière toi. tout est possible.
Tonio, por favor, ma femme me conoce..

Anonyme a dit…

Je ne suis pas "sûre" de moi en général, j'aurais même tendance à douter, à chercher, à creuser...
Patxi plusieurs ? tant mieux !
Juste derrière moi ? je cherche encore.
Michèle